Hugo Bastien

Les albums du mois : avril 2019

Cinq albums à écouter (si c’est pas déjà fait)

Le printemps est arrivé! Perso, j’en suis particulièrement heureux parce que ça annonce le retour des rides en Bixi et également des ballades ponctuelles sur le mont Royal, l’une de mes sorties de prédilection pour écouter de la musique. Non seulement pour l’aspect ben le fun de la nature pis de la vue panoramique, mais surtout parce que mes écouteurs coupent le son des kids qui crient partout…

Encore une fois, la décision a été difficile ce mois-ci et j’ai donc décidé de pas trop me casser la tête et d’innover (c’est ma chronique, je fais ce que je veux!) en vous ajoutant 3 suggestions mensuelles de plus sans trop entrer dans les détails. Juste une petite mention spéciale en conclusion, question de pousser l’écoute et la découverte un peu plus loin!

Mes sélections « officielles » du mois sont donc les suivantes : la pop funèbre de Mélanie Venditti, la post-punk transformée de Bleu Nuit, la prog weirdo d’Atsuko Chiba, le roi Robert Nelson et le rap impressionniste de Mephisto Bates!

Mélanie Venditti, Épitaphes

Indépendant, 19 avril

Pour son « premier » album en carrière, la musicienne montréalaise n’y va pas dans le léger. Sans trop entrer dans les détails, puisque ma collègue Michelle l’a déjà très bien fait dans cette entrevue, l’album parle du décès de la mère schizophrène de Mélanie.

Le tout est traité doucement, sur une longue pièce du 45 minutes, dans un ensemble qui ne nous laisse pas l’impression d’être un voyeur, mais qui nous accompagne plutôt dans nos deuils respectifs. Un bel album rempli d’espoir, de nostalgie et d’amitié.

Épitaphes by Mélanie Venditti

Bleu Nuit, Le jardin des mémoires

Michel Records, 12 avril

Après avoir fait son apparition avec le très no wave EP Bleu Nuit, le groupe s’est trouvé une direction un peu plus post-punk dans les derniers mois, se développant ainsi un son plus franc et clair. Le jardin des mémoires témoigne de ces efforts dans une formule pas trop agressive.

Enregistré avec l’aide du génial Julien Mineau (Malajube, Fontarabie) et du Français Julien Gasc sur la chanson La sauvagerie, le groupe reste dans la musique sombre, mais un peu plus fédératrice. Les accents de saxophone font du bien et les basslines font sourire parfois.

Le jardin des mémoires by B LE U N U IT

Atsuko Chiba, Trace

Mothland, 12 avril

Pour son 2e ou 3e album (dépendamment de ce que l’on considère être la durée réelle d’un long-jeu) la formation montréalaise n’y va pas de main morte. Poursuivant ses explorations progressives, le quintette livre un album ambitieux et touffu, sans toutefois s’y perdre.

Soutenu notamment par Vivianne Roy (Les Hay Babies, Laura Sauvage) sur quelques pièces, le groupe mené par le chanteur Karim Lakhdar nous dévoile une nouvelle facette de ses personnalités multiples, mais en gardant le son lourd et franc et qui a fait sa renommée.

Trace by Atsuko Chiba

Robert Nelson, Nul n’est roé en son royaume

7ième Ciel, 12 avril

J’avais pas le choix d’y aller avec au moins un des deux membres d’Alaclair à s’être lancé en solo ce mois-ci. C’est sur Ogden que j’ai jeté mon dévolu (no biggy Eman!) pour la découverte qu’il engendre. On est loin de Rednext Level et le talent est au rendez-vous sur chacune des chansons.

Avec des alliés de poids, comme KNLO en feat et aux beat avec Caro Dupont, Eman sur une dernière chanson assez incroyable merci et des belles prods de Lowpocus, difficile de dire quoi que ce soit contre ce premier long-jeu. À part peut-être pour le feat de Koriass… Faut-il vraiment l’inviter sur tout ce qui sort au Québec ces temps-ci?

P.S. Mention spéciale à la très intéressante entrevue qu’a accordée mon collège Alexandre Demers au rappeur.

Nul n’est roé en son royaume by Robert Nelson

Mephisto Bates, Jeune rêveur — Face A

Indépendant, 19 avril

Pour son premier long-jeu, le peintre et rappeur montréalais n’a pas fait les choses à moitié. En y allant à fond dans un rap expérimental et impressionniste, il déjoue tout les pronostics, avec une vibe qui lui est propre et inimitable.

Sur fond de beats souvent bien jazzés, le frère de Lodgicko frappe fort avec des textes qui semblent parfois très personnels et d’autres fois plus expérimentaux, mais toujours livrés avec justesse, même dans leurs moments un peu moins stables, pour le dire ainsi.

Mentions spéciales également à Eman, Saxsyndrum et Simon Trottier.

Maison by Eman

Second Nature by Saxsyndrum

Astronomical Winter by Simon Trottier

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