Albums du mois : juin 2019

Cinq albums à écouter (si c'est pas encore fait).

L’été est arrivé! Il fait chaud, il fait beau, mais ça commence aussi à ralentir pas mal du côté des sorties musicales. Cela dit, c’est pas grave parce que j’ai poursuivi mon inarrêtable travail d’archiviste et de chercheur musical de la scène québécoise pour vous les chums!

Pour le mois de juin, j’ai opté pour la variété. On va se jaser de folk, de pop, d’électro et même de jazz dans les prochaines lignes! Mes sélections : la touchante production historique de Philémon Cimon, la pop d’orfèvre de Jérôme Minière, le retour surprise d’Alex Calder, les remixes de Lydia Képinski et le toujours efficace Jacques Kuba Séguin.

Pays, Philémon Cimon

Indépendant, 24 mai

Je triche un peu, mais il fallait éventuellement rattraper les sorties du mois de mai et je n’avais pas vraiment le choix de mentionner cet album conceptuel. Pour ce nouvel opus indépendant, le bon Philémon retourne à une musique plus folk et personnelle assez loin de L’été.

Ce qui lie les chansons reste toutefois remarquable : le musicien y parle de la recherche de ses origines, du retour en terres charlevoisiennes et de notre patrimoine collectif. Il y fait un fort travail de conservation dans une démarche qui rappelle le cinéma de docu-fiction de l’ONF. Un incontournable de l’année.

Une clairière, Jérôme Minière

Objet Disque, 14 juin

Pour la deuxième partie de son diptyque, Jérôme Minière poursuit son opération séduction du public français avec un album encore une fois paru sous l’excellente étiquette parisienne Objet Disque. Sa musique reste toutefois similaire à ce qu’on lui connait.

Dans une formule électropop éthérée et sensible, Minière se fait cryptique sur des productions réfléchies et travaillées dans un collage impressionniste. Il ressort de cet album un calme forestier qui fait du bien lorsqu’on s’évade de la ville un peu.

Self Titled, Alex Calder

Indépendant, 19 juin

On l’avait presque oublié, ce Calder. Figure importante de la scène slacker et jangle pop montréalaise circa 2015, il était complètement disparu de la map en 2017 après un renvoi de son label à la suite d’allégations de harcèlement sexuel pour lesquelles il a présenté des excuses et a consulté.

Sans vouloir entrer dans la difficile, mais importante discussion sur son oeuvre vs ses comportements problématiques, soulignons qu’il est intéressant d’entendre du nouveau matériel de la part du musicien. Même si cet album enregistré il y a un petit bout de temps n’aurait probablement pas dû voir le jour…

Premier juin remix, Lydia Képinski

Chivi Chivi, 1er juin

C’est l’album inattendu dont on avait le plus besoin en ce début d’année! J’en ai déjà fait l’éloge dans ces pages, donc je m’étendrai pas trop sur le sujet, mais précisons simplement qu’il est dommage que les versions live de ses pièces ne rendent malheureusement pas tout à fait justice à la magie qui opère sur cet album.

Migrations, Jacques Kuba Séguin

Odd Sound, 14 juin

Si sa réputation n’est plus à faire depuis quelques années, Kuba Séguin prouve néanmoins encore une fois qu’il est au top de la game du jazz au Québec. Sur les sept pièces de l’album, il livre des compositions classiques, mais de très grandes qualités.

Le trompettiste d’exception réussit tout au long de l’opus à mettre son instrument en valeur, mais sans jamais éclipser le travail du reste de son quintette. Il profite d’ailleurs de l’occasion pour nous offrir de belles trames de vibraphone, un vrai plaisir auditif!

Du même auteur

Vous n'allez pas rester là sans rien dire ?
Faites-vous entendre...

mode_comment Afficher les commentaires keyboard_arrow_down keyboard_arrow_up