Après Brian Mulroney, quels politiciens devraient se lancer en musique ?

On vous proposes quelques albums que pourraient un jour lancer nos dirigeants.

La nouvelle est tombée cette semaine, presque comme si de rien n’était. Alors que la campagne électorale provinciale bat son plein, l’ancien premier ministre Brian Mulroney fait un crooner de lui-même et lance un album de musique suave. On connaissait la propension aux politicien.nes à sortir « la cassette » en période d’élection, mais le microsillon lui, rarement.

Des solos de saxophone de Bill Clinton aux reprises des Beatles de Stephen Harper, on est bien prévenu du risque constant des dérives musicales de nos représentants au sein du gouvernement. Tant qu’à vivre dans le suspense, autant verser dans la fantaisie. On s’est donc permis la folie d’imaginer les possibles œuvres musicales que nos hommes et femmes politiques chouchous pourraient bien un jour nous concocter. Voici 4 galettes qui risquent de se retrouver dans les bins à rabais de votre disquaire préféré.

Manon Massé : Prog jusqu’à l’os

La flûte traversière, perçante et fluide, serait sans doute l’instrument de prédilection de la co-porte-parole de Québec Solidaire. Évidemment, Manon se sent interpellée par la musique progressive. Très, très progressive. On parle ici de 4 tounes de 18 minutes chacune, portant sur les enjeux environnementaux et la corruption des puissants. Un choeur de sage femmes porterait des messages rassembleurs tandis que les castagnettes abruptes et imprévisibles de Catherine Dorion (candidate pour QS dans Taschereau) feraient office de seule percussion sur toute la longueur de l’opus. À faire jouer dans le tapis pendant les BBQ de ruelle de votre quartier.

LuBouch : Travaillez plus

Il nous a sermonné lors de la sortie du manifeste pour un Québec lucide : Les Québécoises et Québécois doivent travailler plus. Quoi de mieux qu’un album de techno uptempo pour soutenir ses propos? Lucien Bouchard (aka LuBouch)fait dans l’electro énergique qui ne nous laisse pas tranquilles! Très rapidement adoptée par les gyms et les clubs de cross-fit, l’oeuvre devient LE coup de fouet, objet de motivation par excellence. Une version deluxe sort l’année suivante, avec en bundle pack, une bouteille d’eau enrichie aux électrolytes et un podomètre.

Jagmeet Singh : Singh Sings “Sing Sing” à Sing Sing

Jagmeet veut gagner le cœur des Québécois.es sur un moyen temps. Sa technique est simple : reprendre les classiques des grands noms de la musique d’ici. Quoi de mieux que le répertoire inspirant de Jean-Pierre Ferland? Et pourquoi pas cette mélancolique chanson, « Sing Sing », sur l’incarcération et le temps qui passe trop vite? Singh pousse l’audace jusqu’à enregistrer la pièce à même les cellules de l’éponyme prison. Sur papier, l’idée est géniale. Le résultat final, lui, est pas prêt de se faire oublier.

Louise Harell : Dark Bloodlust for the Land Lost

Après la défaite référendaire de 1995 et un détour amer par le palier municipal de 2009 à 2013, Louise Harel n’a plus aucune ambition politique. Complètement vidée à la fois de son énergie et de sa ferveur, la grande dame se tourne peu à peu vers la magie noire et le doom metal.  Elle troque son siège à l’assemblée par une basse 6 cordes et forme un band d’anciens politiciens déchus qui n’attendent rien pour détruire vos tympans. Les morceaux de Dark Bloodlust for the Land Lost décrivent dans les détails les plus crus le déroulement d’un rituel païen pour faire revenir René Levesque et Jacques Parizeau sous la forme d’un démon à deux têtes qui crache du sang corrosif partout sur son passage. On déconseille fortement de faire jouer l’album à l’envers (on sait jamais ce qui pourrait se passer).

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