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« Au-delà des échos », ou quand la musique se savoure avec les yeux

La grande histoire d'amour entre l’ouïe et la vue, vous la connaissez ?

URBANIA et PY1 s’unissent pour vous montrer en quoi la musique et les arts visuels vont de pair.

L’effet WOW.

Un concept issu officiellement du milieu du marketing, présent dans la culture depuis toujours, phénomène qui a trait à tout ce qui peut époustoufler un client ou un auditoire. L’effet WOW s’explique assez bien par son seul nom et se produit de concert avec tous nos sens. Une idée vestimentaire particulièrement osée, une mise en scène surprenante, une orgie de couleurs et de sons. Au Québec, l’exubérante tradition circassienne (celle qui fait jaser la planète entière) est un peu née de la poursuite de l’effet WOW jusque sous les chapiteaux. 

Même s’il nous est déjà fort probablement arrivé de se dire «wow» en écoutant de la musique les paupières closes, il semble que l’ouïe seule ne peut nous prodiguer des vertiges qui ont de la gueule. La musique populaire a très rapidement compris le pouvoir du vidéoclip spectaculaire et le potentiel infini d’un show qui décape. Depuis les années 60, le rôle de l’image n’a cessé d’augmenter dans l’équation musicale, pour le plus grand bonheur de nos yeux (qui avouons-le, sont quand même ben ben chummy avec nos oreilles). 

Voici quelques exemples à travers l’Histoire de cas où sons et images se sont unis pour faire WOW.

Le futur, c’est l’image

Que fait-on quand on est un band de krautrock allemand obsédé par le futurisme et qu’on veut exprimer dans toute sa splendeur notre amour des robots à la face du monde? On sort une poignée d’albums indéniablement modernes, remplis de tounes qui parlent de technologie, d’autoroutes, de calculatrices. On fait ça, oui, mais surtout, on change complètement notre image et on assume notre nature profondément geek

Si Kraftwerk est passé à l’histoire, c’est autant grâce à sa musique qu’à sa prestance scénique et ses vidéoclips perturbants. On parle ici de quatre dudes figés comme des mannequins qui bougent à peine leurs doigts pour jouer de leurs intrigants synthétiseurs. Non seulement l’identité du groupe s’est trouvée cristallisée pour les décennies à venir, mais en plus, la musique électronique s’est trouvée mêlée à une mythologie robotique.

Si la New Wave aime autant ses machines, si Daft Punk mise autant sur ses deux têtes chromées, si au Québec, Beat Market s’amuse autant avec les néons, c’est que le sillon a été creusé, et pas seulement un peu, des années plus tôt par les pères de l’électronique.

Regarder les ti-bonshommes

En 1998, Damon Albarn est un peu tanné de Blur, du succès de Blur, de la (pourtant bonne) réputation de Blur. En fait, Damon est tanné des structures traditionnelles du rock et a l’intuition d’un essoufflement global. Est-ce qu’il a senti qu’au fond, quatre gars qui jouent des instruments dans un amphithéâtre beaucoup trop gros, c’était plutôt ennuyant? C’est à ce moment que Gorillaz entre dans l’équation.

Super groupe mené par Albarn et assisté de l’illustrateur Jamie Hewlett, Gorillaz redéfinit instantanément qu’est-ce ça veut dire, de faire du rock. Chaque membre possède un alter ego cartoonesque, personnage animé qui vole le spotlight lors des représentations. Le vrai band est là, quelque part, à faire de la musique. Ce que les foules regardent plutôt, ce sont, comme dans leur enfance, les petits bonshommes sur les grands écrans. 

 

Communion visuelle

16 minutes. C’est le temps que dure Whack World le légendaire vidéoclip de Tierra Whack sorti l’an dernier. La jeune rappeuse est prompte a donner un électrochoc au hip-hop avec son approche unique. Ses chansons dépassent rarement la minute, sautent d’un genre à l’autre avec l’agilité d’une acrobate. On dit parfois d’elle qu’elle est la nouvelle Missy Elliot, et ce n’est pas seulement à cause de sa musique excentrique.

Derrière le visuel de Whack se cache le duo créatif de Gentilhomme, une boîte québécoise qui fait dans le multimédia de divertissement. Autant dans leur vidéoclip que sur les images qu’ils orchestrent sur la scène, Thibaut Duverneix et Mathieu Léger forment à merveille un trio idéal avec l’artiste. Quand, sur l’immense stage de Coachella, la face numérisée Tierra réagit à sa propre voix, aux beats et aux clameurs du public de plus en plus conquis, c’est en partie grâce à un savoir-faire qui prend racine ici.

Au-delà des échos, les images

Parlant du savoir-faire d’ici,  voilà qu’en la personne de Gabriel Coutu-Dumont (et son agence Silent Partners) s’incarne de quoi nous rendre un peu plus fiers. Il semblerait qu’avec les années, Gabriel soit passé maître dans l’effet WOW. Après s’être attaqué au visuel de tournée pour Katy Perry, Taylor Swift et P!nk, le baron de l’image a un nouveau mandat, cette fois-ci en tant que metteur en scène au sein de PY1 érigée au Vieux-Port de Montréal.  

Sous la pyramide PY1, érigée par Lune Rouge Entertainment et imaginée par Guy Laliberté, se tramera pendant 4 mois un amalgame parfait de musique et d’images avec le spectacle Au-delà des échos de jour et les soirées thématiques les soirs de fin de semaine. Au-delà des échos compte dévoiler la grande histoire de l’humanité et de ses possibles futurs. Le savoir-faire de Gabriel, c’est-à-dire l’art de faire vivre sous nos yeux des concepts aussi abstraits que la musique, est ici exploité à son maximum.

Joindre l’image à la musique jusqu’à les rendre inséparables. Une idée de génie qui est loin d’avoir dit son dernier mot. 

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