5 chansons qui ont formé les Beastie Boys

Une liste inspirée par le Beastie Boys Book.

Drôle, touchant, surprenant et franchement terre-à-terre… Le nouveau livre des Beastie Boys est une lecture fascinante où les rappeurs Michael Diamond et Adam Horovitz, alias Mike D et Ad-Rock, racontent leur histoire, celle de l’un des groupes les plus importants et influents de l’histoire du rap, complété par le regretté Adam « MCA » Yauch.

Les Beastie Boys ont rempli des arénas et roulé à MTV à fond de train. On s’attendrait à ce que les deux rappeurs se confient comme des divas intouchables prédestinées au succès. On a plutôt affaire à de bons amis devant se pincer pour s’assurer qu’ils ne sont pas en train de rêver.

Les cinq cents quelques pages débordent de lettres d’amour — à New York, à Los Angeles, à Adam Yauch… Mais c’est évidemment la musique qui prend la plus grande place dans le récit. La lecture du livre se fait d’ailleurs très bien avec un onglet YouTube ou Spotify à portée de main, question de pouvoir écouter les nombreux morceaux mentionnés. D’ici à votre prochain détour chez le libraire, voici donc un court résumé de l’ouvrage en cinq chansons qui ont marqué l’imaginaire des Beastie Boys.

Black Flag — Nervous Breakdown

Avant d’être des pionniers du hip-hop, les Beastie Boys étaient un groupe de punk hardcore, et c’est en grande partie grâce à Black Flag et à leur spectacle à New York de 1981. Mike D y était avec MCA; Ad-Rock était aussi l’un des futurs musiciens présents ce soir-là au Peppermint Lounge.

Dans le livre, Mike D raconte que c’est ce spectacle qui a forcé Yauch, lui et un autre ami, John Berry, à fonder les Beastie Boys. Horowitz va former le groupe Young and the Useless : il joindra les Beastie Boys queqlues années plus tard. Thurston Moore et Kim Gordon étaient également présents, tout comme le futur chanteur de Black Flag, Henry Rollins.

Tom Tom Club — Genius Of Love

De toute évidence, entrer dans les boîtes de nuit new-yorkaises était littéralement un jeu d’enfant au début des années 1980. Encore adolescents, les membres du groupe étaient des clients du Rock Lounge et sont devenus amis avec la DJ Anita Sarko. Auteure invitée le temps d’un chapitre, elle écrit « J’ai toujours détesté les clients qui entrent dans ma cabine de DJ et leurs demandes spéciales odieuses, mais il y avait quelque chose chez eux qui était incroyablement non-énervant ».

Le Danceteria était un autre club de prédilection pour les jeunes Beasties. Genius of Love est une des chansons phare de cette époque de leur vie; Ad-Rock la décrit comme la chanson par excellence à faire jouer pour finir la soirée. « Tout le monde l’aime et rentre chez soi heureux parce que c’est l’une des meilleures chansons jamais écrites. » La chanson sera échantillonnée par plusieurs artistes de rap et de R&B par la suite, dont Mariah Carey (Fantasy), Grandmaster Flash and the Furious Five (It’s Nasty) et Mark Morrisson (Return of the Mack).

Funky 4 + 1 — That’s the Joint

C’est au Rock Lounge que les jeunes Beastie Boys ont vu, pour la première fois, un spectacle de rap. Ce soir-là, Funky 4 + 1 ont offert une performance qui aura un impact indélébile sur les adolescents. Le dynamisme du groupe, sa façon d’alterner rapidement entre les différents rappeurs et le mélange de leurs voix ont eu une influence directe sur le futur style du groupe. En 1989, le trio va échantillonner un extrait de la pièce That’s the Joint sur leur simple Shake Your Rump.

RUN-DMC — It’s Like That

Deuxième groupe rap intronisé au Rock and Roll Hall of Fame, RUN-DMC est un acteur important de la vie des Beastie Boys au début de leur carrière. Non seulement RUN-DMC invitera les B-Boys en tournée, les membres du groupe leur offriront aussi la chanson Slow and Low. Run est également à l’origine des lignes d’ouverture de Paul Revere, l’un des premiers succès du groupe.

Mike D identifie, avec raison, leur chanson de 1983 It’s Like That comme étant un point tournant dans l’évolution du rap. Au lieu de s’appuyer sur des échantillons de musique funk et R&B, la trame minimaliste utilise une boîte à rythme et quelques touches de claviers. « Le futur ne serait pas joué par des musiciens; il serait programmé sur des boîtes à rythmes TR-808, DMX et EMU et des synthétiseurs Roland », explique-t-il dans le livre.

Phoenix — Lisztomania

Vrai que le lien entre les Français de Phoenix et les Beastie Boys ne semble pas évident à première vue. Toutefois, en travaillant sur Hot Sauce Committee Part Two, Adam Yauch a proposé au reste du groupe d’inviter le réalisateur Philippe Zdar à aider à mixer l’album. C’est que MCA et sa fille avaient développé une obsession pour l’album Wolfgang Amadeus Phoenix, qui venait alors tout juste de sortir en 2009. Philippe Zdar a également produit des albums pour Chromeo, Two Door Cinema Club et The Rapture au tournant de la décennie. C’est toutefois avec le rappeur MC Solaar qu’il a fait ses premières armes.

Bref, tout au long de leur carrière, les Beastie Boys n’ont jamais arrêté d’écouter de la musique et de chercher de nouveaux sons et de nouvelles influences, punk hardcore californien au indie sophistiqué de Versailles.

Le Beastie Boys Book est disponible dès maintenant en librairie.

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