Cinq concerts à Québec qui m’ont donné du FOMO en 2019

Parce que c'est pas juste à Montréal qu'on a de bons concerts

Pour souligner le festival de musique Toboggan qui aura lieu du 28 au 31 décembre, URBANIA et Toboggan s’unissent pour vous faire découvrir le meilleur de la musique dans notre Vieille Capitale.

L’offre culturelle à Montréal est incroyable. C’est quelque chose que je vis pleinement depuis que j’y suis débarquée, il y a maintenant quatre ans. Mais reste qu’à l’autre bout de l’autoroute 40, la région de Québec ne laisse pas sa place non plus.

L’été 2019, c’était le premier où je ne retournais pas vivre chez mes parents dans le 418. Gros deal pour une fille qui a quitté le nid il y a déjà neuf ans. C’est donc dire que je connais assez bien le genre de vie culturelle qui peut bouillonner à Québec.

Oui, les plaines d’Abraham y permettent des spectacles extérieurs d’envergure. Mais il y a aussi de véritables repères cachés qui méritent d’être découverts. Et, horaire oblige, je manque souvent tout ça. À part pour couvrir le Festival OFF, je n’ai assisté à aucun concert à Québec cette année.

Mais pour prouver que les concerts de là-bas résonnent jusque dans mon appartement d’Hochelaga, voici cinq exemples d’événements des derniers mois qui donneront du gros FOMO aux gens vivant hors de la capitale. Et qui vous donneront le goût de venir passer une partie des Fêtes au festival Toboggan.

Alt-J et CHVRCHES sur les Plaines

Cette année, le plateau double d’Alt-J et de CHVRCHES semblait fait sur mesure pour l’experte en musique britannique que je suis. Alt-J, ce n’est pas la plus grande tête d’affiche du dernier Festival d’été de Québec. À preuve, les plaines d’Abraham n’étaient pas tout à fait pleines. Mais il s’agissait de toute évidence de l’une des belles prises du FÉQ. Outre ce spectacle, mon plaisir coupable, Twenty One Pilots, a apparemment donné tout un show sur la grosse scène, deux soirs plus tard.

Les Louanges, Choses Sauvages et Laurence-Anne

Plus récemment, le 23 novembre, l’Impérial recevait un sacré beau plateau musical. Les Louanges, artiste émérite de Lévis, était accompagné de Choses Sauvages et de Laurence-Anne. Les trois artistes ont fait paraître des albums à tout casser au cours de la dernière année et demie. Mais, surprise, ils sont aussi reconnus pour donner de très bons spectacles. Laurence-Anne, en particulier, était l’un de mes grands coups de cœur de la saison des festivals cet été. Si bien que j’ai déjà hâte de la revoir sur scène.

Pour les amateurs d’indie de la capitale, ce concert était indéniablement un rendez-vous. Pour moi, c’était plutôt un élan de jalousie, ressenti lorsque j’ai vu les stories Instagram de mon amie sur place… Surtout que deux de ces groupes sont encore à cocher sur ma bucket list.

Flo Rida à la Baie de Beauport

Qu’on se comprenne bien, je ne me considère pas du tout comme une fan de Flo Rida. J’ai souvent dansé sur ses chansons dans mes premières années à sortir dans les bars, oui. Mais je ne me souviens pas d’avoir déjà volontairement fait un effort pour écouter l’une de ses pièces.

Reste que l’idée de passer un samedi ensoleillé à la Baie de Beauport pour 20 $ et de voir l’une des plus grosses vedettes de mon adolescence sur scène est séduisante.

C’est le genre de spectacle où on se rend compte qu’on connaît finalement plus de hits du gars que ce qu’on croyait. C’est cool, aller voir des groupes super underground dans des petites salles. Mais ça peut être assez défoulant de mettre son cerveau à off un soir avec du gros pop-rap bonbon. Je n’ai pas trop de difficultés à m’imaginer avoir plus de plaisir que prévu avec ma gang d’amies, un alcool trop sucré à la main, en train de danser sur Low ou Good Feeling.

FET.NAT et Victime au Pantoum

Rares sont les articles qui mentionnent à la fois Flo Rida et FET.NAT. Mais voilà, cette soirée du 23 mars au Pantoum était déjà vouée à être déjantée, alors soyons fous. Ici, le groupe d’art-punk-free-jazz-électro-expérimental de Gatineau lançait son nouvel album, Le Mal, qui lui a valu une nomination bien méritée au dernier Prix de musique Polaris. Le groupe Victime en profitait également pour faire un lancement, soit celui de son excellent micro-album Mi-tronc, mi-jambe. J’ai eu la chance de voir ce groupe dans un festival arrosé en région cette année. Honnêtement, je n’en ai aucun souvenir. Mais quelqu’un m’a confirmé le lendemain que j’avais apparemment bien apprécié. C’était comme si je faisais partie du groupe, selon ses dires.

Pouvoir revenir dans le temps, je ne détesterais pas demander congé à ma job de bar de l’époque pour aller voir le concert qui devait aller loin dans le champ gauche. Ç’aurait aussi été ma chance de visiter le Pantoum, nouvel épicentre de la relève musicale à Québec. Et dans ce scénario hypothétique, je garderais mon corps et mon foie en bon état pour bien comprendre ce qui se passe, autant que possible.

Bears of Legend au Théâtre Petit Camplain

Bears of Legend, c’est un groupe aux accents folk de la Mauricie. En 2019, il a parcouru le Québec de haut en bas, avec un arrêt à Montréal pendant le festival de jazz. En soi, à ce que je sache, le groupe a probablement livré une performance similaire lors de ses deux passages dans la capitale, comme dans ses concerts ailleurs en province. Le concert du 8 février affichait complet, mais sinon, pas grand-chose à signaler.

Sauf que Bears of Legend, c’est pas mal le groupe préféré de ma mère. Si bien qu’elle a décidé d’emmener à peu près toute ma famille plutôt nombreuse avec elle pour le découvrir. Coincée à Montréal, avec probablement 17 piasses de lousse sur ma carte de crédit et un compte à sec, je n’ai pas pu me permettre de manquer du travail et de me payer l’aller-retour Montréal-Québec. Ma situation financière s’est redressée depuis, heureusement. Reste que, même sans être la plus grande fan des ours, je regrette d’avoir manqué cette occasion.

C’est avec ma mère que je me suis arrêtée pour une poutine après avoir vu, avec elle, le show de mon groupe préféré à huit ans, Yelo Molo. La formation ouvrait pour un certain Plume Latraverse, pour lequel on est restées. C’est elle qui a eu le courage de nous accompagner pour voir Metallica à 17 ans. L’année dernière, j’ai même réussi à la convaincre d’aller voir The War on Drugs. Mes goûts ont évolué pour le mieux, et ça m’a amenée à aller voir plein de concerts de grande qualité toute seule. Mais, des fois, aller voir un show, c’est un prétexte pour partager un moment privilégié. J’espère pouvoir me reprendre en 2020.

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Une nouveauté qui saura vous convaincre de faire un petit road trip à Québec est le nouveau festival de musique Toboggan. Pendant quatre soirs seulement et en plein cœur de la féerie du temps des fêtes, vous aurez l’occasion de voir des gros noms comme Haviah Mighty, Sleepy Tom, Zedd, DVBBS, Schoolboy Q et même Lary Kidd pour pour pas cher (yes!). Ça vaut la peine de faire un petit détour à Québec pour vivre des moments et des spectacles incroyables.

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