Melissa Maya Falkenberg

Chez l’animatrice et fan de chansons de princesses Anne-Marie Withenshaw

« Je ne suis pas du tout obsédée pour que ma fille écoute de la musique cool comme d’autres parents. »

Quand Melissa Maya déménage, deux choses doivent être aussitôt branchées en dépit des montagnes de boîtes : la machine à café et la table tournante. L’animatrice et auteure – qui vient de scénariser un documentaire sur le disque vinyle et qui a un studio d’enregistrement à la maison – a eu envie de rencontrer d’autres freaks dans leur habitat naturel.

Illustration : Marianne Tremblay

Cette semaine, on entre chez l’animatrice, productrice et fan de chansons de princesses Anne-Marie Withenshaw.

Anne-Marie, je me trompe ou ton coin musique, c’est partout chez vous, et non dans une pièce en particulier?

C’est exactement ça! Il y a la table tournante dans le salon, le studio de Jay (son mari) en bas, et nos colonnes de disques compacts sont un peu partout – c’est n’importe quoi! – parce qu’on ne sait plus où les mettre! (Rires.)

J’ai fait cette déduction parce que dans tes InstaStory sur Instagram, on dirait que, peu importe où tu es en train de filmer dans ta maison, il y a de la musique en background!

Oui, c’est grâce à nos haut-parleurs Bluetooth en haut! Ça me fait penser… Quand j’étais une jeune bachelorette et que j’avais acheté mon premier condo, on m’avait convaincu de mettre des speakers partout. MAIS PAS BLUETOOTH. Eille, c’était-tu niaiseux! Ça ne servait à rien, parce que c’est la même musique qui jouait partout en même temps! Une autre maudite affaire de l’an 2000! (LOL.)

En tout cas, avec ce petit set-up table tournante, tu sembles être retournée à la base…

Tu vois la boîte noire remplie de vinyles juste à côté? C’est une boîte que j’avais achetée chez Winners pour mes impôts! On dirait qu’un coin table tournante, aussi simple soit-il, donne envie de s’asseoir et d’écouter un album au complet. De l’apprécier. Et chez nous, pour Emma (sa fille), c’est le meilleur détracteur au iPad! J’irais même jusqu’à dire que, si on met un vinyle à l’heure du dodo, quand elle ne veut pas dormir, par exemple, ça la calme et la sécurise…

C’est elle ou vous qui choisissez les vinyles?

Ah! Emma est clairement ma dictatrice de la musique. D’ailleurs, je ne suis pas du tout obsédée pour que ma fille écoute de la musique cool comme d’autres parents. Les Petites Tounes, Raffi… C’est bin correct! Je suis même devenue fan des chansons de Disney et de princesses grâce à elle! Je me découvre aussi une passion pour le music-hall, on est allées voir Mary Poppins deux fois, on capotait toutes les deux…  Maintenant j’ai juste hâte qu’on aille à Broadway ensemble!

Y a-t-il un disque que tu adores mais que ta famille déteste ?

Je ne pensais pas que ça pouvait exister quelqu’un qui aime toutes les mêmes choses que moi. Mais Jay tolère TOUT ce que j’écoute, on siffle même les mêmes parties de chansons! (AON. ♥) Il m’a aussi acheté le disque de Noël de Dolly Parton, tsé… Mais celui-là, pour vrai, il l’a peut-être regretté, parce que je l’écoute même quand ce n’est pas Noël…

Tu as longtemps travaillé au HMV, à Musique Plus… en plus d’être ploguée partout. Oublie-t-on la valeur d’un disque compact quand on en reçoit plein gratuitement?

Je faisais 20 dollars par semaine au secondaire. Ça représentait deux cassettes. C’était tellement précieux! Et ce que je n’oublierai jamais, c’est que les disques – les vrais disques, là – sont responsables de ma vie. Ces premiers jobs, ma carrière, les amis que je m’y suis fait, pour la vie… Je dois beaucoup au disque compact!

Une chanson que tu as ressortie récemment pour la faire découvrir à ta fille et ça t’a fait triper?

Je n’ai pas eu à la sortir, elle est venue naturellement à elle grâce au film Sing. Quand je vois Emma en transe en écoutant Firework de Katy Perry, ça me fait vraiment quelque chose en dedans. Elle ne le sait pas, mais c’était LA toune de mon ami Richard, malheureusement décédé. Katy Perry, c’était une réelle passion qu’on partageait ensemble. Alors quand Emma vit des émotions en écoutant cette chanson, je pense à Richard, ça me fait avoir le motton et tellement sourire en même temps.

En plus,  elle chante « Maybe you’re a firework » au lieu de « Baby you’re a firework.» Je lui dis que ce n’est pas ça les paroles. Elle rétorque, très sérieusement: «Mais maman, pourquoi un bébé serait un feu d’artifice?! » Les enfants qui déforment les paroles de chansons… Je craque!

Pour terminer, je vous invite à imaginer une très jeune Anne-Marie sur son vélo rose, avec un WALKMAN accroché sur son guidon. Du haut de ses quatre ans, elle avait préalablement vu passer par la fenêtre un gars en bicycle qui, en roulant, tenait un ghetto blaster. Ce qui en sortait à tue-tête?  We’re Not Gonna Take It de Twisted Sister. « C’est clair que je voulais reproduire ça. Dans ma tête de quatre ans, cette image dont je me rappelle encore aujourd’hui, C’ÉTAIT ÇA LE ROCK. » 

(J’aimerais qu’URBANIA m’aide à retrouver cet homme SVP.) 

Pour lire un autre Coin musique : «Dans l’appartement de l’auteur-compositeur folk Matt Holubowski»

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