Melissa Maya Falkenberg

Dans l’appartement de l’animatrice-chroniqueuse Valérie Roberts

« Enfant, j’étais la petite fille qui parle sans arrêt. Qui voulait rester à table avec les adultes pour discuter avec eux. Ou qui leur préparait un spectacle. »

Quand Melissa Maya déménage, deux choses doivent être aussitôt branchées en dépit des montagnes de boîtes: la machine à café et la table tournante. L’animatrice et auteure — qui vient de scénariser un documentaire sur le disque vinyle et qui a un studio d’enregistrement à la maison — a eu envie de rencontrer d’autres freaks dans leur habitat naturel.

Illustration : Marianne Tremblay

Cette semaine : on entre chez l’animatrice et chroniqueuse Valérie Roberts. 

Val, je veux la vérité. Quand tu t’es inscrite au concours VJ recherché il y a près de dix ans, c’était pour faire ta place en musique ou devenir animatrice télé?

Clairement pour faire de la télé. Un désir de communiquer. Enfant, j’étais la petite fille qui parle sans arrêt (ha, ha, ha, on peut imaginer!). Qui voulait rester à table avec les adultes pour discuter avec eux. Ou qui leur préparait un spectacle. Je repensé à ça, depuis que je suis belle-mère, et mes parents devaient tellement rouler leurs yeux! Imagine: il fallait même que je les amène un à un moi-même au sous-sol avant le «spectacle».

Parlant de spectacle de sous-sol, je ne sais pas pourquoi, mais je t’imagine très bien faire du lip sync sur les Spice Girls…

Et évidemment, j’étais Posh Spice! (LOL.) Mais pour vrai, je me souviens surtout des chorégraphies sur la musique des Backstreet Boys. Je devais choisir Nick ou Brian, mes préférés!

À quel moment as-tu su que tu devenais une animatrice ET que tu étais sur ton X en musique? Un souvenir mémorable, peut-être?

Je me sens à ma place depuis que j’anime. Concernant la musique, je pense que j’en connais beaucoup si je me compare à d’autres et, en même temps, si je me compare à mon ami journaliste Nicolas Titley, par exemple, je connais fuck all. Je crois qu’on ne peut jamais dire que l’on connaît tout ou même qu’on en connaît assez.

Parfois je connais moins quelque chose, mais je sais que je suis assez rigoureuse pour bien faire le travail.

Et pour mon souvenir le plus important, je me souviendrai toujours d’un appel de ma productrice à Musique Plus, tout de suite après une émission Plus sur commande, elle m’annonçait que j’allais interviewer Colin Greenwood (Radiohead) le lendemain. Je capotais. J’avais étudié TOUTE LA NUIT. Je voulais connaître toutes les chansons, même les obscures, tu comprends? Le management avait pris la peine d’envoyer un mot à la productrice quelques jours plus tard pour dire que Colin avait adoré l’entrevue, que ça avait été une des plus belles de la tournée! Bref, parfois je connais moins quelque chose, mais je sais que je suis assez rigoureuse pour bien faire le travail.

Tes looks m’ont parfois fait penser à Katy Perry, Gwen Stefani…  De quelle manière la musique a-t-elle influencé ta personnalité vestimentaire?

C’est drôle que tu me demandes ça, en fait je suis contente, parce que j’aspire vraiment à faire du documentaire culturel. Et un de mes rêves? Faire un docu sur le lien entre la musique et la mode. On le sait, les designers s’associent depuis longtemps aux musiciens; Jean-Paul Gaultier et Madonna sont l’exemple le plus classique.

Tu te souviens de la période «California Girl» de Katy Perry, avec ses cheveux pastel, ses robes de bonbons, les papillons dans ses cheveux? Pas de demi-mesure! Ces filles jouent si fort là-dedans, la mode, qu’elles me poussent, moi, à en faire une inspiration.

Tu te maries bientôt. Quelle place occupera la musique à votre mariage?

Primordiale. Un DJ avec qui je travaille à CKOI, d’ailleurs, va s’occuper de la musique pour le party! Pour les chansons plus symboliques, je te dirais que les Beatles sont très importants dans la vie de Martin (Juneau) et moi, dans celle de ses filles aussi, qui connaissent bien les chansons…

Coudon, es-tu une maniaque des Beatles et je ne le savais pas?

Full! mais je n’en parle pas vraiment, parce que tsé, comment tu peux dire que tu es un grand fan à côté de tous les autres fans du monde?! (LOL.) Martin m’a d’ailleurs demandé en mariage devant Abbey Road Studios à Londres. ♥

Tu connais Calico Skies de Paul McCartney? C’est un soldat qui parle à son avion. La manière dont c’est chanté, ce qu’il dit, l’importance qu’a son avion pour lui, c’est tellement beau et puissant! Je vais marcher jusqu’à Martin au son de cette chanson.

Et Val, je sais que c’est une question délicate… Anne-Marie Withenshaw m’avait d’ailleurs dit: «Bin voyons! Je peux-tu juste penser à toute la musique que je peux écouter maintenant?!» (LOL) Mais… À tes funérailles, tu veux quelle musique?

Hey! Dans la vie, ma mère vend des préarrangements funéraires!!! Aucun problème pour moi de parler de ça! ;) Ce qui me ferait le plus plaisir? Que chaque personne que j’ai côtoyée – de qui j’ai été assez près pour qu’elle se déplace à mes funérailles – chante une chanson qui lui fait penser à moi. Ma sœur choisirait peut-être Thinking Out Loud de Ed Sheeran, parce qu’on la chantait dans l’auto ensemble avant le show, ou du Michel Rivard, qu’on chantait à tue-tête quand on était petites! Je ne sais pas. Mais chose certaine: ce serait la plus belle playlist.

Ce que je retiens de cette rencontre, c’est que l’art est partout chez Valérie, dans son sang, et jusqu’au bout des ongles (allo les plus belles/féminines/artsy mains du monde)!!! 

* Les deux tableaux qu’elle tient sont d’ailleurs des oeuvres de Justine Laberge de Alfa Rococo (la première) et de Pierre Lapointe (la deuxième). Tout ça donne envie de créer, n’est-ce pas?

?? par la toujours merveilleuse @tamaradilullo

Une publication partagée par Valerie Roberts (@robertsval) le 23 Juil. 2017 à 13h55 PDT

Pour lire un autre texte de Melissa Maya Falkenberg: «Coin musique : Dans l’appartement de l’actrice Julianne Côté».

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