Est-ce que quelqu’un peut dire à R. Kelly de se la fermer ?

Le chanteur de r'n'b a dévoilé aujourd'hui une chanson malaisante de 20 minutes.

Ceux qui étaient occupés à vivre dans notre siècle ont certainement manqué les dernières nouvelles concernant R. Kelly qui furent dévoilées dans les derniers mois. Et honnêtement ce n’est pas une mauvaise chose puisque le moins qu’on puisse dire, c’est que le chanteur n’a pas fait les manchettes pour avoir liquidé sa fortune au profit d’oeuvres de charité.

En effet, R. Kelly est plutôt revenu d’outre-tombe l’été dernier quand on l’a accusé d’être parti sur un trip et d’être devenu le gourou de sa propre secte. En gros, semblerait que le chanteur entrainait des petites filles de 14 ans à devenir ses « pets » (lire « ses esclaves sexuelles »). L’article raconte que dans son manoir résidaient un total de cinq femmes différentes, dans un range d’âge allant de 18 ans à 31 ans. Les femmes, complètement coupées du monde extérieur, n’avaient accès ni à leur cellulaire ni à leur famille. Le chanteur décidait même ce qu’elles devaient porter, quand elles devaient parler et à quel moment elles avaient droit d’aller aux toilettes…

Bref, une putain d’histoire fucked up qui s’ajoute à celles que l’on connaissait déjà, c’est-à-dire la vidéo montrant R. Kelly qui pisse sur une mineure, et le certificat de mariage falsifié que le chanteur a remplis après s’être marié avec la chanteuse Aaliyah, lorsqu’elle était âgée de 15 ans. Édifiant.

C’est sur toutes ces histoires, et encore plus, que le chanteur revient dans sa nouvelle chanson I Admit, une ode insupportable de 20 minutes dans laquelle il s’excuse-slash-je-m’en-torche-vous-savez-pas-j’suis-qui.

Je ne sais trop quoi penser de « l’oeuvre » (si on peut l’appeler ainsi). En lisant les paroles, on hésite entre vouloir pleurer, rire, consoler le chanteur, ou bien lui crisser notre poing dans la gueule. Il nous raconte les obstacles qu’il a rencontré sur sa route (trahison par des amis, problème d’argent et de consommation, même des révélations comme quoi il aurait été agressé sexuellement par un membre de sa famille alors qu’il était enfant), il relate aussi tous ses problèmes judiciaires sans réel mea culpa, sauf peut-être un timide « je fais des pêchés parfois my bad la gang je ne suis pas parfait. »

En effet, personne n’est parfait Robert mais c’pas tout le monde qui brainwash des femmes pour les exploiter sexuellement.

Bref, bien que la vie du chanteur semble avoir été un gros calvaire, j’ai beau chercher dans mes poches, j’ai beaucoup de misère à trouver de l’empathie. L’opération prend des airs de cri du coeur, mais un cri du coeur totalement pathétique et insensible envers ses victimes.

Et pourtant j’ai écouté la chanson, et j’en parle dans cette chronique. Alors, que faire avec ce dude-là? Le laisser mourir dans l’oubli? Lui lancer une bouée de sauvetage?

Ou avoir tout simplement pitié?

Pour écouter cette chanson (qualifiée par un auditeur de SoundCloud dans les commentaires de « We Are the World des pédophiles ») c’est ici.

Du même auteur

Vous n'allez pas rester là sans rien dire ?
Faites-vous entendre...

mode_comment Afficher les commentaires keyboard_arrow_down keyboard_arrow_up

Dans la même catégorie

Dans le même esprit