DJ Arafat, superstar du coupé-décalé, est mort

Le musicien ivoirien est décédé dans un accident de la route lundi.

Pour plusieurs Africains francophones et gens de la diaspora à l’étranger, le nom de DJ Arafat était synonyme de coupé-décalé, un style de musique et de danse extrêmement populaire et socioculturellement important.

On a malheureusement appris hier que le chanteur et percussionniste de 33 ans avait perdu la vie dans un accident de la route en Côte d’Ivoire. Alors que Ange Didier Huon, de son vrai nom, conduisait sa moto à Abidjan, il serait entré en collision avec la voiture d’une journaliste de Radio Côte d’Ivoire, selon France24.

À l’annonce de son décès, des milliers d’admirateurs se sont rassemblés à l’extérieur de l’hôpital où il était traité pour lui rendre hommage. Le ministre de la Culture de la Côte d’Ivoire, Maurice Kouakou Bandaman, a déclaré qu’un hommage national serait rendu à DJ Arafat dans les prochains jours. Le président Alassane Ouattara a quant à lui qualifié Arafat d’ « icône de la jeunesse et ambassadeur de la musique et de la culture ivoirienne ».

Fils d’une chanteuse populaire (et controversée) et d’un ingénieur de son, Arafat a commencé sa carrière alors qu’il était très jeune, obtenant un grand succès à 17 ans, avec « Hommage à Jonathan », un morceau important dans l’histoire du coupé-décalé, dont le défunt chanteur était vu comme le «Roi» du genre.

Celui qui portait aussi le sobriquet de Commandant Zabra a ensuite contribué à la popularité de son style musical en déménageant à Paris, où il était DJ et animateur de soirées. Véritable icône de la Côte d’Ivoire, sa musique et les différentes danses associées à ses chansons sont devenues connues à l’échelle mondiale en grande partie grâce à des joueurs de soccer qui les reproduisaient lors de matchs.

Du même auteur

Vous n'allez pas rester là sans rien dire ?
Faites-vous entendre...

mode_comment Afficher les commentaires keyboard_arrow_down keyboard_arrow_up