Sarah Fortin

Primeur vidéoclip : Cheval fou revient en dessin animé

Entrevue avec le groupe qui se considère maintenant « semi-pro ».

Au début des années 1970, un groupe français du nom de Cheval fou enregistrait de la musique psychédélique et progressive; leur travail ne paraîtra toutefois qu’en 1994. 25 ans plus tard, un groupe montréalais tout à fait différent, mais qui porte le même nom s’apprête à lancer son quatrième album. Avec des guitares tonitruantes et des chansons concises, le Cheval fou de chez nous est prêt à faire beaucoup plus de bruit que son précédent homonyme. 

« Trompe-toi pas de Cheval fou! », avertit le batteur et chanteur Paul Chouinard sur Le bon cheval fou. C’est avec ce premier extrait coup de poing, que l’on vous dévoile en primeur au bas de cet article le premier clip de Ça va être louche. Un projet rock musclé, concis et rempli de refrains accrocheurs à rebord.

Pendant une demi-heure, Simon et le guitariste Maxime Veilleux m’ont parlé de la genèse de Ça va être louche, du sentiment d’être enfin devenus des « semi-pros » et de concours de dessins.

Trip à quatre

Plus de cinq ans après la sortie de Pété rare, Cheval fou semble plus en forme que jamais. Il faut dire que la bête a pris de l’expansion avec l’arrivée de Joël Vaudreuil (Avec pas d’casque). Le second guitariste a apporté un vent de fraîcheur au groupe selon les principaux intéressés. « Nous on était comme un vieux couple à trois », explique Maxime. « On était comme tannés de cette formule-là. Ça fait qu’on a décidé de mettre un peu d’épices là-dessus. On s’est dit que ça allait changer la dynamique pis c’est ça que ça a fait. »

Joël Vaudreuil a aidé le groupe à être plus discipliné et plus « poli ». « On est rendu semi-pro, je pense », ajoute Maxime. Toutefois, le guitariste admet rapidement que l’apport de Joël va bien au-delà de ses aptitudes interpersonnelles. « Maintenant qu’on est quatre, il y a des doubles solos. Je sais pas si on a inventé le double solo, mais c’est un des trucs dont je suis le plus fier sur l’album. Le pire c’est qu’ils sont pannés chacun d’un bord. Ça fait que t’as une guitare à gauche et une guitare à droite. »

« Chaque guitare est maître de son côté stéréo », ajoute Simon.

Ces tandems de guitares se font sentir un peu partout sur l’album.  Ainsi, la pièce Craque de poivre prend son envol à mi-parcours avec un duel franchement bruyant et satisfaisant. Ça va être louche regorge en effet de passages de rock garage explosif.  Des influences blues se font aussi entendre lors de moments plus tranquilles.

Pour ce qui est de la pochette, les quatre membres se sont lancés dans un concours de dessins à l’interne. C’est finalement l’illustration vaguement déstabilisante de Simon Bédard qui est sortie gagnante.

Un show formule « col bleu »

Si l’album paraît le 6 février, le spectacle de lancement, lui, aura lieu le 15. Cheval fou se produira alors à l’Esco dans une formule 5 à 7, question de libérer tout le monde avant l’heure du souper. « Les gens vont passer après la job, prendre une pinte ou deux… Ça va être juste un beau moment pour nous en tout cas », explique Simon. « Cheval fou, on a toujours eu quelque chose contre les shows qui commencent tard. Tu arrives, il est minuit, tu es trop chaud pour jouer, la foule est fatiguée… »

Est-ce que Cheval fou est un groupe de couche-tôt?

« Non, c’est un groupe qui travaille, pas des vedettes de rock qui font ce qu’ils veulent, répond Maxime. C’est du monde qui comprend que leurs amis n’ont pas nécessairement envie de sortir à l’Esco à 10h un jeudi soir quand ils travaillent le lendemain. » 

Reste qu’avec son nouvel album, ce Cheval fou montre assurément une crédibilité rock supérieure à celle de n’importe quel autre groupe du même nom dans l’histoire de la musique.

D’ici la sortie de l’album, on peut écouter à volonté Le bon cheval fou. L’extrait est accompagné d’un coloré vidéoclip animé signé par Joël lui-même. Le visuel s’inspire de l’histoire de l’empereur mongol Genghis Khan. Son empire deviendra éventuellement le plus large empire continu de la planète. Toutefois, une légende veut que le Grand Khan soit mort bêtement en tombant à cheval.

« C’est un peu une diss track pour se débarrasser de nos crottes sur le cœur, et en même temps ça met les gens en garde de pas se tromper de Cheval Fou! », déclare le bassiste Simon Bédard.

Pour suivre le « bon » Cheval Fou, c’est ici.

Pour plus d’informations sur leur lancement le 15 février prochain à l’Esco, c’est ici.

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