Entrevue : Partner présente « Saturday the 14th »

Inspiré par Céline Dion, le groupe a produit sa première chanson en français de son histoire.

La semaine dernière, Josée Caron et Lucy Niles, qui forment le duo Partner, mettaient en ligne Les ailes d’un ange, une première chanson en français pour le groupe et le dernier single de leur EP Saturday the 14th.

Les ailes d’un ange s’éloigne de l’inspiration classic rock des deux artistes et va plutôt vers la power ballad bien assumée. Partner dit d’ailleurs avoir été grandement influencé par Céline Dion pour l’écriture de ce morceau. Intrigués par ce changement dans le style, et par cette nouvelle chanson en français, nous avons discuté avec Josée et Lucy pour en savoir plus sur Saturday the 14th.

Le monde à l’envers

J’ai écouté les singles qui sont déjà sortis pour le EP et je suis un peu confuse (rires). Les ailes d’un ange, ça sonne un peu plus doux que ce que vous faites habituellement, Tell You Off est assez country et Long & McQuade ressemble un peu plus à ce à quoi je m’« attendais » de Partner. Pouvez-vous m’expliquer ? (rires)

Josée : Je pense qu’on s’est toujours considérées comme très flexibles dans notre songwriting. On laisse les chansons devenir ce qu’elles veulent être, peu importe le style. Pour le premier album, ça a juste sorti comme ça.

Lucy : On avait déjà sorti toutes les [chansons] normales (rires).

J : On voulait être un peu plus crazy [avec cet album].

Avec ces chansons-là, on dirait qu’on s’éloigne de certains des thèmes de votre premier album, est-ce que c’est le cas ?

J : C’est un peu ça qui s’est passé. Notre monde était un peu à l’envers [pendant la création de Saturday the 14th] et ça a clairement eu un impact sur notre écriture. Le monde n’était pas comme on se l’était imaginé et on a décidé d’aller dans cette direction et d’explorer ça.

L : On a juste décidé de go for it. On s’en foutait. Dans le sens de, on voulait que ce soit bon, mais on s’en foutait si c’était un peu fou.

La touche «Céline»

So… À propos de Les ailes d’un ange, l’avez-vous vraiment écrite en français à cause de Céline Dion ?

J : Oui, en fait c’est que j’aime beaucoup le style de Jean-Jacques Goldman avec qui elle a travaillé sur Pour que tu m’aimes encore, Destin et ces autres chansons-là. Ça se voulait un hommage à ce genre de pièce. J’ai voulu m’inspirer de cette énergie-là et le faire en français pour explorer ce côté-là de ma personne. C’est toujours excitant de faire ça dans une autre langue.

Je suis curieuse, en étant originaire du Nouveau-Brunswick, est-ce que vous avez grandi avec de la musique en français ?

J : Pas vraiment, mais mes deux parents sont profs de français.

Donc, les tounes de Céline sont venues plus tard dans vos vies ?

J : Ma blonde est québécoise, c’est comme ça que j’ai entendu [les chansons en français].

Et le reste du EP, est-ce que ça va me surprendre autant que Tell You Off  ?

J : Il y a juste deux autres tounes sur le EP, une vraiment weird et une normale.

L : Celles qui sont weird le sont pour une raison. Elles ne sont pas weird juste pour être weird, elles ont une raison d’être, mais elles sont sorties un peu plus crazy.

J : Pour Tell You Off, c’est une chanson qui est écrite de la perspective d’un enfant et je pense que le country c’était ce qui respectait le plus l’esprit de la toune. On était assis sur mon lit pour l’écrire et c’est ça qui nous est venu, des vieux country standards (rires).

Ce qu’on aura appris pendant cette petite discussion téléphonique, c’est surtout que Partner s’est totalement laissé guider leurs chansons pour Saturday the 14th. Pour écouter le résultat (et le reste de leur discographie), c’est ici.

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