Jean Leloup en 5 époques

After one year, after two years, after forty years…

Leloup est une icône à la fois instable et durable. Depuis Menteur, son premier album, il brille toujours à un endroit ou un autre du paysage musical québécois. Pourtant, l’auteur-compositeur-interprète est adepte des sabotages qu’il met lui même en scène, des changements de noms, des désaveux d’albums et des entrevues qui partent dans tous les sens. Sa carrière, construite sur un enchaînement de surprises exubérantes, a culminé la semaine dernière avec la sortie d’un album plutôt sobre, un Étrange pays qui s’ajoute à la liste des excentricités de l’artiste.

Pour rendre hommage à cette dernière galette et au parcours impressionnant de Jean Leloup, j’ai décortiqué 5 moments charnières de la vie de notre guitar hero atypique préféré. 

Quand il ment (et qu’il n’aime pas trop ça)

Pour beaucoup de gens, Alger et Printemps Été sont des classiques incontournables de Jean Leloup. Le genre de tounes à traîner sur des compilations maison tapées à la cassette, reliquat d’une jeunesse bum du début des années 90. Le roi des bums lui-même ne se trouvait pas assez bum sur son premier album et en a renié presque toutes les chansons. C’est le genre d’insolence qui a fait la marque de Jean Leloup dès les premiers instants. Un instinct pour la déroute qui va le suivre encore longtemps.

Quand il joue de la guitare (et autres instants de lucidididididididité)

À quoi joue-t-il ce jeune Loup presque au sommet de sa carrière? On connaissait assez bien la plume de Leloup, sa capacité à raconter presque plus que chanter, en peignant le portrait de toute une génération et de ses esprits tourmentés. Avec Je joue de la guitare, Jean énonce un nouveau statement : la guitare ne ment pas. Les parties instrumentales sont d’une importance aussi cruciale que n’importe quel couplet. Moments contemplatifs d’une musicalité simple, mais virtuose, les « jams » de Leloup ajoutent également à sa renommée. 

Quand Leloup tue Leloup

En 2002, quelques mois après avoir sorti La vallée des réputations, Leloup se retire. Et pas juste un petit peu. Jean met littéralement fin au nom d’artiste qui l’aura fait connaître, pour mieux renaître sous le doux nom affiché sur son baptistaire : Leclerc. Est-ce qu’un changement de style est à espérer? Est-ce que Leclerc sera plus facile à suivre que Leloup? Pas du tout. Les mêmes montagnes russes attendent ses fans sur son Mexico de 2006. Pour semer encore plus la confusion, le troubadour met sur les tablettes des librairies Noir destin que le mien, un roman signé avec son pseudonyme Massoud Al Rachid

Quand Leloup se dépouille

Déjà, la poussière avait recommencé à tomber sur les chansons les plus terre-à-terre de Paradis City. La plus récente transformation de Jean Leloup en est une de renonciation et de minimalisme. Le dernier album nous met face à face avec le chantre et sa guitare, rien de plus. Leloup est connu pour toujours avoir été dur avec les arrangements de ses précédents albums, jusqu’à en réenregistrer certains en catimini . Difficile pour le musicien de se tromper avec seulement sa 6 cordes (et ses cordes vocales). 

Quand Leloup cherche sa main

La légende urbaine veut que l’inoubliable garçon qui cherche sa main dans un des premiers épisodes de Passe-Partout soit Jean Leclerc avant ses débuts artistiques. Est-ce que c’est lui ou est-ce que c’est tu pas lui? La réponse est inscrite noir sur blanc quelque part dans les méandres de l’internet, mais ni moi ni Leloup lui-même ne voudrions lever le voile sur un aussi croustillant mystère. 

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