Samuel Pasquier

La légalisation au Bas-Canada

Alaclair Ensemble nous a fourni un plan de légalisation beaucoup plus clair que celui de Trudeau.

Ce texte est tiré du Spécial Cannabis du magazine URBANIA publié en 2016.

Après tant de travail, de recherche et d’exploration, on voulait valider nos impressions avec de véritables connaisseurs. Est-ce qu’URBANIA avait bien compris le monde du pot ? On a demandé à deux illustres rappeurs de lire l’intégralité du magazine et de nous faire un rapport. Ils nous sont plutôt revenus avec un plan de légalisation way plus clair que celui de Trudeau.

Chers minces,

L’idéal, c’est de pouvoir s’amuser sans l’usage de drogues, c’est l’attitude du vainqueur qui fonce dans la vie et qui frappe dedans à grands coups d’amour. Toutefois, on n’est pas dupes, on sait qu’il y en a parmi vous qui ont recours à des drogues pour toute virer sur le top.

Nous, tout ce qu’on a à vous dire, c’est que légale ou illégale, si vous êtes pour prendre de la drogue, prenez-en donc de la petite. Pas de la grosse. En l’occurrence, le cannabis est une petite drogue, même si c’est fort probablement la plus grosse au monde en matière de popularité et d’accessibilité. Que cette plante soit légale ou pas ne change en rien le comportement que vous devriez adopter envers elle.

Assurez-vous de vous alimenter convenablement et d’avoir un mode de vie sain. Ceci vous rendra plus cool que fumer du pot.

Si vous êtes pour prendre de la drogue, prenez-en donc de la petite.

Comme ce magazine le démontre, la légalisation de la mari comporte des avantages pour certains et des désavantages pour d’autres; tout est une question de position stratégique dans le game. Par exemple, si mon boy a prévu le coup et a investi pour être prêt quand la légalisation embarque, alors c’est avantageux. Si mon autre boy, par contre, n’a pas pu faire ce move-là, il va probablement perdre une part significative de ses clients.

Le nerf de la guerre, c’est le prix du gramme en magasin. C’est la tranchée où le combat va permettre ou non au marché noir de survivre à la légalisation. Au final, l’important, c’est qu’on puisse rentrer dans la SAQ du pot et se procurer une bonne variété bien de chez nous, sans OGM ni pesticides. Il faudra être vigilant pour ne pas s’en faire passer une par l’administration Trudeau, afin que les réels artisans du commerce et de l’agriculture du cannabis soient ceux qui puissent faire profiter les Canadiens du savoir local. Si les bonnes mesures ne sont pas prises au bon moment, ce seront des multinationales qui profiteront le plus de ce nouveau marché. Encourageons nos producteurs et nos vendeurs locaux responsables et fumons, avec modération, du gros shatter sale.

En terminant, nous aimerions rappeler à toutes et à tous que la consommation de plantes psychotropes précède l’apparition de l’écriture, donc peu importe ce qu’en disent les lois écrites, fumez en paix.

VINI, VIDI, FUMI.

P.-S. : Robert vous conseille de fumer vos joints sans tabac et Maybe Watson vous suggère de fumer de la wax avant vos mic checks avec Pic Paquette de Nazareth.

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Plan de légalisation du pot au Bas-Canada

ARTICLE 1 : Tous les patnais qui vendent présentement du pot et ou qui en font pousser depuis au moins trois ans obtiennent automatiquement un permis de vente ou de production.

ARTICLE 2 : La loi sur l’interdiction de fumer dans des lieux publics ne s’applique pas au pot.

ARTICLE 3 : Tous les citoyens ont accès à un programme social d’aide à l’accès au pot fort.

ARTICLE 4 : Le pot est déductible d’impôt.

ARTICLE 5 : Chauffer gelé, c’est non.

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