Marin Blanc

Le 9 septembre devient la journée pour acheter un disque québécois

Inspirés par la journée « J’achète un livre québécois », des acteurs de l’industrie du disque veulent l'aider.

Depuis 2014, le 12 août est devenu la date de choix pour célébrer l’industrie littéraire au Québec, grâce à la journée J’achète un livre québécois. Cet évènement connaît un grand succès auprès des consommateurs et des libraires, et semble avoir eu une réelle incidence sur l’industrie, selon son co-fondateur Patrice Cazeau.

Cela a mené Francis Baumans, gérant d’artistes et acteur de la scène musicale, à cogiter à ce qui pourrait arriver si cette journée avait un équivalent musical. « L’an dernier, au début du mois de septembre, j’ai fait un statut Facebook à la blague, qui disait que le 9 septembre était la journée ‘J’achète un disque québécois’ », explique Baumans. « Il y a plein de gens qui se sont mis à me demander si c’était une vraie journée, et je leur expliquais que non, mais ils me conseillaient de faire de ça une vraie affaire. »

Bien qu’il en ait été l’initiateur, Baumans insiste sur le fait que cette journée ne lui appartient pas, et il encourage tout le monde à se l’approprier. Déjà, il remarque un engouement chez les gens, et il reçoit par ailleurs l’appui de différentes maisons de disques, dont Audiogram, Dare to Care, Lazy at Work, Coyote et Duprince.

« On veut souligner le fait que notre industrie rushe un peu, que c’est très difficile de vendre des disques. Donc que ce soit juste de façon symbolique, que les gens se disent une fois par année qu’ils vont acheter un album québécois, en magasin ou en ligne. Ça peut créer un rapprochement entre les artistes et le public », explique Baumans. « On veut que les gens comprennent que la raison du pourquoi notre industrie va mal. Ce n’est pas à cause du public, c’est à cause de certains acteurs dans l’industrie qui font beaucoup d’argent et n’en redonnent pas aux artistes. »

Pour célébrer le coup, Baumans et ses partenaires organiseront une soirée au Quai des Brumes, où le public sera invité à participer à un swap d’albums québécois qu’ils voudraient faire connaître à d’autres mélomanes. Plusieurs activités sont aussi prévues, dont un pub quizz sur l’industrie québécoise du disque.

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