Le guide touristique musical  : Batiscan

Un Lonely Planet pour vos oreilles… ou presque

Vous êtes-vous déjà demandé comment un étranger s’imaginerait une ville en se basant uniquement sur les paroles d’une chanson? Nous oui. (Notre cerveau fonctionne comme ça, des fois.)

Cette semaine, inspiré par la chanson Batiscan de Keith Kouna, notre guide touristique musical vous fait découvrir la ville (et la région) du même nom.

Pôpa j’te parle pas trop souvent

Contrairement à la plupart des peuples dans le monde, les Batiscanais n’ont aucun respect pour leurs aînés. Ils minimisent les interactions avec ceux-ci, blâmant tous leurs problèmes sur la mauvaise éducation qu’ils leur ont donnée, sur les mauvais choix qu’ils ont faits ou sur la fois où ils sont entrés dans leur chambre sans cogner pendant que… you know.

Pis j’cours tout l’temps

La région de Batiscan est peuplée de toutes sortes de prédateurs dangereux.

La région de Batiscan est peuplée de toutes sortes de prédateurs dangereux, ce qui force ses habitants à être sur leurs gardes et prêts à se sauver en tout temps. En revanche, cette réalité fait aussi en sorte que les Batiscanais sont particulièrement endurants et performent très bien dans les marathons.

Pis tu sais ben qu’chus pas fort sé prières sauf quand chus dans marde

Les Batiscanais sont des croyants sélectifs, c’est-à-dire qu’ils croient en Dieu seulement quand ça fait leur affaire ou quand ils ont besoin de l’intervention divine pour régler un problème. Comme pas mal tous les Québécois, finalement.

L’ouverture d’la pêche

Pour une raison obscure, les Batiscanais ont une obsession pour les noyaux de pêches. Ils croient que les lignes creusées dans ceux-ci ont été dessinées par des extraterrestres pour nous révéler le sens de la vie. L’ouverture d’une pêche est donc chaque fois un événement, son noyau étant potentiellement la clé manquante pour déchiffrer tous les autres noyaux.

Pogné din branches pis toé qui m’démêles

Batiscan est une région densément boisée, tellement que les arbres emprisonnent parfois les gens dans leurs branches. On doit ensuite démêler celles-ci comme un fil d’écouteurs d’iPhone qui a passé plus que deux secondes dans des poches de jeans.

Ça m’fait de la peine par en dedans tout le temps

À Batiscan, les gens sont constamment déprimés et mélancoliques.

À Batiscan, les gens sont constamment déprimés et mélancoliques, puisqu’à leur naissance, un haut-parleur miniature qui joue l’album Sea Change de Beck sur repeat leur est implanté dans l’oreille interne. Ils ont donc littéralement de la peine par en dedans tout le temps.

La mort ça fait son temps

Les Batiscanais sont immortels, ayant apparemment le pouvoir de décider que la mort, c’est dépassé. Le modeste village de 1000 habitants est donc destiné à devenir la plus grande ville au monde, probablement d’ici 2366.

Pis t’es là comme un géant

Le climat aride et sec de Batiscan a forcé ses habitants à bâtir leurs maisons sous terre, là où l’air est plus frais. Ainsi, seul le haut des bâtiments dépasse du sol, donnant l’impression d’un village miniature où tous les passants ont l’air de géants.

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