Le nouvel album de Playboi Carti « Die Lit » en 5 adlibs

Le rappeur Playboi Carti a surpris ses fans ce vendredi en sortant sans avertissement son premier album studio officiel. Depuis environ un an le jeune MC de 21 ans est sur toutes les lèvres, ayant fait très bonne impression avec sa dernière mixtape Playboi Carti dans laquelle il explore un style qu’on pourrait qualifier de « mumble rap naïf » (manière polie de dire qu’il ne dit pas grand-chose…).

Qu’on aime le dude ou non, il reste qu’il est un des protégés d’ASAP Rocky, ce qui semble assez pour qu’on s’intéresse à lui! C’est pourquoi URBANIA Musique vous offre une critique de son nouvel album Die Lit, via la chose la plus présente dans ses verses : ses adlibs.

(NDLR : Les adlibs sont ces courtes onomatopées que les rappeurs disent à la fin de leurs phrases pour ponctuer leurs verses. Ex : blam, pow, brrrr – voir l’ensemble de la discographie de Young Thug)

Yeah : Une foule d’artistes ont dit « Yeah » à Carti lorsqu’il les a approchés pour participer à l’album. On compte entres autres des featurings de Travis Scott, Lil Uzi Vert, Chief Keef, Pi’Erre Bourne et Bryson Tiller! Ceci dit, les featurings qui valent vraiment la peine sont ceux de Nicki Minaj (j’adore le flow de son verse), Young Thug (fucking efficace comme toujours) mais surtout Skepta, la légende du grime (style de rap ayant été popularisé au début des années 2000 à Londres). Sa présence sur l’album est un gros move de Carti, et toute une surprise pour les fans!

Blegh : Selon moi, la plus grosse béquille de Playboi Carti ce sont ses répétitions. Dès que la chanson part, on dirait que c’est un loop de 4 minutes avec le même flow sans variation ce qui fait que ses tounes sont juste… plates. Des fois il pousse l’audace à répéter 3-4 fois la même phrase de suite. Normalement, on peut au moins s’accrocher aux beats; malheureusement dans cet album-ci, même les instrus sont « blegh »…

Waaaaah : Sérieusement, la pochette de son album est complètement dingo! On y voit Carti sauter en faisant un « front flip » dans la foule. La photo est tellement impressionnante que j’étais sûr que c’était un montage. Quatre jours plus tard, je suis toujours autant en admiration devant le cliché.

Woh : On aurait envie de « Woh » à Carti en voyant la longueur de sa tracklist. Sérieusement j’encourage tous les rappeurs à faire preuve de plus d’autocensure et d’introspection : je peux pas croire que sur 19 chansons y’en a pas 3-4 qui pouvait être coupées.

Yah : Malgré tous ses efforts et l’endossement qu’il a dans la communauté hip-hop, j’ai bien peur que Playboi Carti n’ait pas réussi à accoter les attentes avec cet album. Le flow, les paroles, les beats, tout est répétitif et lassant. Après 4 chansons, on a l’impression d’écouter la même track depuis 15 minutes. Ceci dit, nul ne peut nier le potentiel qui habite le jeune MC : on aimerait juste qu’il soit mieux exploité.

Quand les gens me demanderont si j’ai écouté le dernier de Playboi Carti, je répondrai sans excitation « Yah… »

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