Les albums du mois : juillet 2019

Cinq albums à écouter (si c'est pas encore fait)

Encore une fois, la récolte locale a été bonne! Ben franchement, le milieu anglo a remporté la palme haut la main ce mois-ci, mais vu la rentrée musicale qui se prépare, ce n’est que partie remise pour les adeptes de la loi 101.

Mes sélections du mois pour vous : l’indie amourachée d’Ada Lea, le rock volontairement weirdo d’Hélène Barbier, l’électro rêveuse de J.u.D., la musique toujours dansante de Wake Islands et le rap surprise de Kirouac.

 

What we say in private, Ada Lea

Next Door, 19 juillet

Sur son premier album, la Montréalaise Alexandra Levy se lance dans une étude approfondie de la rupture amoureuse, nous livrant une sorte de journal intime mis en musique. Signe que ça va bien, Pitchfork en a parlé dès sa sortie et les critiques américaines sont très bonnes.

C’est que le mix intime entre indie rock, folk et le chant d’Ada Lea fonctionne effectivement très bien. Et si le thème ne se démarque pas par son originalité, le traitement le rend particulièrement à propos, véhiculant plusieurs messages féministes au passage.

Have You Met Elliott?, Hélène Barbier

Michel, 12 juillet

On a d’abord connu Hélène Barbier comme membre d’essentielles formations jangle-pop montréalaise comme Phern ou Moss Lime, et ça fait plaisir de la redécouvrir ici en solo. Moins jangle et plus garage, elle garde tout de même sa belle fougue sur ce premier album.

Avec un je-m’en-foutisme caractéristique face aux bonnes mœurs de l’industrie et un lo-fi assumé, Barbier livre ici un son personnel dans ses imperfections. Le reste de l’album suit la même dynamique, avec des pièces que l’on sent réfléchies et fascinantes.

Forever Yours, J.u.D.

Foreseen, 12 juillet

On jase encore de peine d’amour ici! Mais disons que le traitement diffère de celui d’Ada Lea. Pour ceux qui ne le connaissaient pas encore, J.u.D. est un beatmaker, toujours à mi-chemin entre beats trap et R&B, mais qui donne dans la dream pop caractéristique.

Sur ce premier album, il s’inspire d’influences variées, sortant du cadre purement électronique ou hip-hop. Le résultat est un patchwork éclectique, mais fonctionnel, qui en offre pour tous les goûts, et même ceux des pourfendeurs de la musique urbaine.

C’était d’ailleurs le beatfaiseur du mois d’URBANIA Musique en juillet.

Last Ruins, Wake Island

Indépendant, 16 juillet

Encore trop peu connu, le duo électro Wake Island roule sa bosse dans le paysage musical montréalais depuis quelques années. Je dis « trop peu connu » parce que leur musique mérite vraiment d’être découverte et ce nouvel EP est un maudit bon point de départ.

Plus près de ses origines libanaises, le duo livre notamment une première pièce francophone intitulée Comme ça dans le lot de trois ici offertes. Si elles sont toutes efficaces sur un dancefloor, je vous avoue avoir un faible pour cette dernière. À noter que l’ensemble des trois chansons tarde à apparaître sur les interwebs, mais qu’on peut quand même tout écouter en format single!

Summer Pack, Kirouac & Kodakludo

Indépendant, 31 juillet

Kirouac semble s’être découvert une passion nouvelle pour le chant depuis son featuring avec Of Course y a quelques mois et c’est tant mieux! Sur ce nouvel EP surprise paru le 31 juillet à minuit, on le découvre plus crooner qu’à l’habitude et ça marche.

Toujours plus montréalais, le rappeur nous parle notamment du parc Jeanne-Mance et de la légendaire poutine du Claudette. Kodakludo y rappe aussi et ses beats se font un peu plus lents et suaves, ce qui est parfait pour la fin de l’été.

Finalement l’ajout de la voix de Claudia Bouvette sur la première chanson est malade. À répéter à l’avenir, à mon humble avis.

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