Jean-Philippe Tremblay

Petit récit d’un début de Festif !

Le festival bat son plein à Baie-St-Paul.

C’est avec une journée des plus punk que les hostilités du Festif! de Baie-St-Paul ont été officiellement lancées hier. À notre arrivée, Hubert Lenoir (vous en avez entendu parler?) nageait déjà dans la foule immense et comblée de la grande scène. Un concert sans faille où le jeune prodige, en plus de prendre le temps de faire un hug à chacun de ses musiciens, a traversé la foule pour aller lancer le contenu d’une bière sur le public du haut des gradins et fait plusieurs séances de crowd surfing avant de terminer en éclatant son micro sur la scène, question de s’éviter tout risque de second rappel.

Le reste de la journée, résolument sous le signe du rock, était du même acabit. Lorsqu’un concert-surprise des excellents Ponctuation a été annoncé, nous les avons retrouvé dans le stationnement de la caisse populaire du village en train d’en mettre plein les oreilles aux spectateurs comblés, comprenant un nombre étonnamment élevé de chiens et d’enfants. Le spectacle de ces derniers, qui en étaient probablement à leurs premiers contacts avec les guitares électriques et la batterie syncopée du rock garage psychédélique, était des plus charmant et a offert de belles performances de danse contemporaine improvisée.

On a aussi attrapé quelques pièces d’un Mononc’ Serge déchaîné, puis un moment du retour des Marmottes Aplaties, groupe culte de la scène punk-rock québécoise qui a rocké comme si c’était 1996 en se permettant quelques blagues sur l’ironie de jouer leur hit « Vie Rangée » quelques vingt ans après leur adolescence rebelle.

Comme ça n’arrête jamais au Festif!, on s’est retrouvé devant la machine de guerre Galaxie, sans doute la plus grosse explosion de décibels et d’effets de lumières du week-end. God que la troupe d’Olivier Langevin déplace de l’air! Leur chapiteau semblait trop petit pour contenir l’énorme dancefloor qui a résulté de l’enchaînement de leurs pièces les plus enlevantes; il a fait chaud, humide, sous un arrosage de bière locale.

Le tout s’est terminé devant le garage du curé, où le groupe garage (coïncidence?) Jesuslesfilles a su créer un beau moshpit même à 2h du matin avec les derniers survivants de la soirée.

On a passé la matinée à récupérer lentement devant un Patrick Watson un peu lendemain de veille lui aussi sur le bout du Quai, un cadre aussi enchanteur qu’approprié. Toujours un peu spécial d’entendre une bande de kayakistes se donner rendez-vous au prochain concert, mais bon; c’est aussi ça le Festif!

Ce n’est que le début de l’aventure; nous tenterons de survivre jusqu’à dimanche sous le feu nourri de musiques et de vous rapporter quelques souvenirs au passage!

Et il n’est pas trop tard pour vous joindre à nous au cœur de ce bordel magique; même si le festival bat cette année des records de concerts à guichet fermé, environ 60% de la programmation reste gratuite et ouverte à tous, et il reste certainement quelques coins du village enchanteur où planter une tente!

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