Primeur vidéoclip : Fever de Klaus

Un clip éclaté et une entrevue qui fait l'éloge de la curiosité, de la liberté… et de la patience.

Les bonnes nouvelles continuent de déferler dans la cour de Klaus, trio formé (pour ceux qui auraient la mémoire courte) de François Lafontaine (Karkwa, Galaxie), Samuel Joly et Joe Grass (Joe Grass, Patrick Watson). On dit dans leur cour, mais aussi dans la nôtre : le band annonce aujourd’hui plusieurs dates de concert qui auront lieu à travers le Québec ET dépose du même souffle un nouveau vidéoclip avec un petit quelque chose de psychédélique, ponctué d’un peu de transport en commun. C’est pas clair? Vous n’arrivez pas à visualiser? Faudra regarder le clip alors! La pièce Fever nous en mettait plein les oreilles, elle nous en met maintenant plein la vue.

D’ailleurs, en septembre, à la sortie de l’album dont est tirée la chanson (le bien nommé… Klaus), URBANIA Musique s’était entretenu avec François Lafontaine. Tout de suite après le clip, vous pourrez donc lire cette entrevue, véritable éloge de la curiosité, de la liberté de création… et de la patience.

On peut suivre Klaus ici.

On pourra aussi les voir en première partie du super groupe Karkwatson le 16 décembre prochain au MTelus, le 20 décembre dans le cadre de Noël dans le Parc à Montréal, à Québec le 21 décembre en première partie d’Hubert Lenoir. Plusieurs autres dates seront annoncées aujourd’hui, pour les détails, c’est .

On vous connaissait bien individuellement à travers vos projets solos ou les autres bands avec lesquels vous avez travaillé, mais pas comme trio, pas comme Klaus. Vous attendiez-vous à ce qu’un premier album reçoivent un aussi bel accueil?

C’est étonnant pour un groupe qui commence. En même temps, c’est un projet qu’on a peaufiné, il n’y avait pas de presse. L’album était prêt depuis avril 2017, on avait déjà nos vinyles depuis février 2018, mettons qu’on a pris notre temps! Entre la sortie de Blue Telephone, notre premier extrait et la sortie de l’album, il s’est écoulé un peu plus de six mois. Les gens nous disaient : « Me semble que c’est long votre es*?% de teaser! », ça a eu le temps de faire son chemin.

Et bien avant ça, il y a eu la création du band…

Les tournées dans lesquelles on jouait comme musiciens (Marie-Pierre Arthur, Patrick Watson, Galaxie) se sont toutes arrêtées en même temps. Un jour qu’on était un peu chaudaille, on s’était dit « hey, on va faire un band ». C’est resté dans nos têtes… et quand cette pause est arrivée, on s’est réuni, on s’est mis à jouer sans trop d’attente, mais finalement on a vite compris qu’il y avait de la matière.

Comment êtes-vous arrivés à réunir vos trois univers pour en créer un quatrième, complètement nouveau?

On avait, chacun de notre côté, des musiques qui traînaient depuis longtemps. On ne s’est pas donné de contraintes, on ne voulait pas non plus s’imposer de style en particulier. Notre son s’est défini au fur et à mesure, en jouant dans les formes et les styles. L’album est le reflet de ça, on s’est fait plaisir dans un vaste terrain de jeu. On ne voulait pas s’empêcher de faire des trucs dansant quand ça allait dans cette direction. Parfois, on empruntait une autre avenue et c’était parfait aussi. Et il y a quelque chose de très nourrissant dans le fait de jouer avec ses chums. Parce que Klaus c’est aussi ça : ce sont mes amis, pas seulement les membres d’un bands.

Mais ça peut être périlleux aussi de travailler avec ses amis, le lien émotif peut parfois compliquer les choses…

On s’en est servi à notre avantage. Déjà, et là je parle en mon nom, j’aime être en leur compagnie! On ne vient pas du même background : Joe vient du Nouveau-Brunswick, Sam de Joliette, moi de la ville. Ça nous nourrit différemment, c’est très riche, on en est très conscient et on est vite entré dans un vibe de création « open minded ». C’était une expérience challengeante dans le sens positif du terme. L’album a aussi été l’occasion d’apprendre à se connaître musicalement. Il y a eu beaucoup de travail sur l’aspect recherche sonore, sur des collages. Bref, pour un musicien, c’est vraiment intéressant à faire.

Et sur un plan plus personnel aussi…

Ha! C’est sûr que si je dois parler pour moi, j’ai appris à être patient! Disons que je suis du genre à aimer travailler vite, j’aime quand ça opère. Cette fois-ci, comme on a travaillé avec très peu de budgets au départ. On ne pouvait donc pas tout sortir tout de suite et j’en suis venu à accepter que c’était correct aussi! J’approche de la quarantaine et je trouve ça motivant des projets où je peux apprendre des choses. Je me souviens d’avoir vu Sam travailler aux textes, il a fait une super belle job, et d’assumer cet aspect plus chanté. Et être en trio, particulièrement avec ces gars-là, c’est un triangle idéal pour échanger des idées. C’est important de conserver cette impulsion-là, d’être curieux, que ça devienne un état d’esprit.

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