Germain Barre

Rétrospective 2018 : Les moments musicaux marquants d’URBANIA Musique

Notre équipe vous partage leurs moments forts de l'année.

2018 fut une année musicale enlevante. Entre pseudo-scandales à l’ADISQ, ascensions fulgurantes d’Hubert Lenoir et de Loud et l’explosion du rap québécois sur les scènes grand public, on peut dire que les mélomanes du Québec ont eu bien des choses à se mettre sous la dent.

Alors que 2019 arrive à grands pas, c’est la parfaite occasion d’être nostalgique et de saluer les victoires et les moments marquants que nous ont fait vivre de nombreux artistes durant les derniers mois. C’est donc avec cette idée en tête qu’URBANIA Musique a sondé les membres de son équipe qui ont sillonné les festivals et les spectacles afin de récolter leurs moments musicaux favoris de l’année.

Voici ce qui a fait vibrer nos collaborateurs et collaboratrices cette année.

Michelle Paquet

– Être très proche d’Anatole pendant son lancement. Il est venu chanter un bout de toune en s’accotant sur moi front contre front.

– Découvrir le festival Les Nuits Psychédéliques de Québec en regardant un hommage à Denis Vanier fait par Les Martyrs de Marde au Pantoum.

– Perdre mes lunettes, mon cell ET mon portefeuille dans le moshpit du show de Chocolat à Santa Teresa. Par miracle j’ai tout retrouvé en bon état.

– Visiter la Gaspésie pour la première fois pour le Festival en chanson de Petite-Vallée et vivre un maudit beau moment en écoutant Émile Proulx-Cloutier tout en étant hungover en plein après-midi.

– Être émue en regardant la crowd chanter en cœur Fille de personne II pendant la première montréalaise d’Hubert Lenoir.

Hugo Mudie

Je suis allé voir Gonzales à la Place des Arts il y a quelques mois et il y avait des toussotements à répétition. Je n’ai pas pu apprécier le spectacle, car j’avais le goût de rire / m’en aller tout le long du concert. Ça me rappelait avec beaucoup trop de réalisme les périodes « bibliothèque au secondaire ».

Tout ça pour dire que les gens dans les shows punk toussent beaucoup moins.

Je me suis alors demandé « est-ce que la salle est sèche ou les gens qui aiment Gonzales (ou le piano en générale) ont un gosier plus asséché que la moyenne des fans de musique ». Tout le long de cette réflexion, j’écoutais le concert en regardant le plafond, car une certaine lumière reflétait sur le piano du virtuose projetant une sorte de graphique de type Atari où les doigts du pianiste semblaient être de petits tanks de combats qui avançaient et reculait au rythme de la musique. Ensuite le show était terminé.

Tout ça pour dire que les gens dans les shows punk toussent beaucoup moins.

Hugo Bastien

Pour moi, 2018 a marqué ma toute première visite au Festival de Musique Émergente et Osheaga, fak mettons que ça a pas niaisé. Je peux donc noter le retard légendaire de Travis Scott à Osheaga, pendant que j’attendais dans les loges Virgin comme un gros criss de bourgeois.

Sinon, la claque dans la face que j’ai eue pendant le show de Galaxie lors du FME : le groupe s’est produit en prouvant qu’il existe encore des VRAIES rockstars au Québec.

Finalement, difficile de passer à côté du lancement d’Alaclair Ensemble au Club Soda. Y a de quoi de tellement plaisant, voire émouvant, de réaliser où le hip-hop est rendu dans la province. Si on oublie le public parfois désagréable, on peut dire que c’était une soirée mémorable qui prouve encore une fois que les Bas-Canadiens sont indélogeables du trône du rap queb. Mention spéciale à l’apparition de Tizzo et Rowjay durant la première partie assurée par Obia le Chef! Content de voir que les ponts entre les différentes scènes hip-hop du Québec se construisent!

Mathieu Aubre

Suicide Silence au Rockfest, parce que le rock était vivant en esti. Un peu trop même.

Todd Terje à Santa Teresa. Déjà parce que le show a eu lieu, ce qui était rare cette année, mais aussi pour la qualité musicale et les enchaînements tasty as fuck. Me souviens pas de tout vu que j’étais pas mal affecté, mais l’utilisation de basses lines de Franz Ferdinand était on point.

Hubert Lenoir à M pour Montréal. Michelle pourra confirmer : on savait pas à quoi s’attendre dans le cadre d’un showcase avec des représentants internationaux. Il a commencé un peu plus corpo qu’à l’habitude en enchaînant les tounes ultra-rapidement (pour le mieux) et a décidé de s’en crisser de son temps alloué pis de jouer une bonne vingtaine de minutes de plus. Il a aussi recommandé aux spectateurs de juste sucer du monde qu’ils respectent.

Simon « ST » Tousignant

J’ai pas vu beaucoup de shows cette année, mais j’en ai fait plusieurs. Pis y’a eu une streak de fou en juin, où j’ai joué deux fois au Francos, le jeudi et samedi, entrecoupé d’un show à Trois-Rivières le vendredi. Le show du jeudi, avec Jay Scott et Smitty Bacalley c’était legit un show d’hiver. Il faisait même pas 10 degrés, pis il y avait 300 personnes sur une Place des Arts qui peut en contenir plusieurs milliers. C’était une petite déception. Complètement hangover sur la bière infinie de backstage des Francos, on est partis faire un show à Trois-Rivières avec Mori$$ Regal et dormir sur un couch (histoire de conserver la bonne forme, tsé).

Retour à Montréal le lendemain pour faire le spectacle de La Fourmillière devant une esplanade de la Place des Arts remplie après le show Rap Keb All Starz. C’est là que j’ai compris la portée de FouKi : à la suite d’un rappel de 15 minutes (c’est un festival, so à moins que tu prévoies un rappel dans ton heure, y’en a pas de rappel), y a des kids qui ont commencé à essayer de grimper les clôtures du backstage pour avoir un moment avec FouKi. Grosse fin de semaine de rap et de bières gratuites! On s’en rappellera (à peu près).

Audrey PM

Todd Terje parce que j’ai frenché.

– Dire allô à Karen O. backstage à Osheaga.

Hubert Lenoir qui s’assied sur ma tête pendant un crowd surfing au FME.

– Chanter Torn de Natalie Imbruglia nue-boules dans un strip-karaoké.

Estelle Grignon

Pendant que ça commençait à sentir l’émeute à la scène extérieure de Santa Teresa, j’avais tout choké pour aller voir Charly Bliss. On devait être huit, mais c’était pas grave, j’étais en avant et je chantais toutes les tounes. Comme y avait pas trop de backstage, le band avait laissé ses trucs sur la côté de la scène : j’en ai profité pour piquer une jasette avec eux et prendre une photo comme une groupie.

Restez à l’affut pour le reste de notre série de rétrospectives de l’année qui paraîtra dans les prochaines semaines! Suivez-nous sur Facebook pour ne rien manquer.

Du même auteur

Vous n'allez pas rester là sans rien dire ?
Faites-vous entendre...

mode_comment Afficher les commentaires keyboard_arrow_down keyboard_arrow_up

Dans la même catégorie

Lettre ouverte de Robin Aubert à Safia Nolin

«Une poignée de belles phrases sans trop de raison. Juste parce que tu le mérites»

Dans le même esprit