Germain Barre

Rétrospective 2018 : Nos paroles préférées de l’année

Ne jamais sous-estimer la puissance des mots.

Ce qui est tripant de la musique, c’est qu’on l’apprécie tous différemment et pour des raisons personnelles. Certains aiment les basses, d’autres les solos instrumentaux ou bien le rythme. Aujourd’hui, c’est plutôt le talent d’auteur des artistes qui est mis à l’honneur.

Eh oui, même si l’on a l’impression que les paroles ne sont plus importantes dans la musique de nos jours, c’est souvent la raison pour laquelle on se souvient d’une chanson. À cause de ces mots qui nous ont fait vibrer.

C’est donc pour célébrer la plume de nos musicien.nes favoris que l’équipe d’URBANIA Musique vous dévoile aujourd’hui ses paroles préférées de l’année.

Place aux mots!

Benoit Lelièvre

« Caca buzz/C’est quoi, t’as roûlé une prune? », de Tizzo.

Parce que Tizzo est parfait. Je ne veux tellement pas qu’il change, que je le conserverais dans un bloc de glace entre ses shows.

Mathieu Aubre

J’aurais dit Colonel pour l’ensemble de l’œuvre, mais je vais me contenter de ses (tristes) paroles sur J’me reconnais pu : « La vie m’a eu, maintenant j’t’un pirate / la pute me suce, une vraie girafe »

Sinon, Bourbon avec « Y paraît qu’la confiance se mesure en distance / Même si / Même à distance de french / L’amour est flou » sur À distance de french.

Mention spéciale également à Feu! Chatterton avec « Il ne me reste plus rien de toi / Tu sais, ton absence m’appartient » sur Souvenir. C’est simple as fuck, mais c’est particulièrement joli.

Michelle Paquet

« y’a personne anyway
personne qui m’donne le goût de me l’ver.
l’alarme sonne, ça fait un an
que je me pardonne, que je me pardonne
non j’aurai pas d’enfants » — Martine de Camaromance

Du haut de mes 25 ans j’ai clairement pas le background pour comprendre ce que ça peut ben faire de se réveiller un moment donné pis de réaliser que t’as manqué le bateau pour avoir des kids, mais ça m’a fait brailler en maudit la première fois que je l’ai entendue.

Audrey PM

« Poopy-di scoop
Scoop-diddy-whoop
Whoop-di-scoop-di-poop »
– Kanye West

Pour des raisons évidentes…

« Tu shines donc bien du haut d’ta tour
Vas-tu droper une couette, quelque chose
J’suis déjà à genoux » Pitou, Les Louanges

Estelle Grignon

Je vais être ben honnête, depuis début janvier quand j’ai découvert Sam Faye et D-Track aux Francouvertes, y’a pas eu une semaine où j’ai pas pensé à « Du Brésil à l’Estrie/Si j’ai pas mon thé glacé, j’suis en Nestea »

Simon « ST » Tousignant 

Pour vrai, je pense que si je dois rester vrai à mon rap québ, ma line de l’année c’est « On kiffe les euros, j’ai précisé plus tôt/Mais j’ai dû répéter pour ces fils de puceaux » de Maybe Watson sur La Famille.

Sinon l’ensemble de l’album d’Alpha Wann.

Hugo Bastien

Étrangement, une des paroles qui m’a le plus touché cette année c’est le refrain sur Perfecto de Mac Miller.

« Well it ain’t perfect but I don’t mind
Because it’s worth it
Who really has the time at all
It ain’t perfect but I don’t mind ’cause on the surface I look so fine
But really I’m buggin’ buggin’ makin’ something out of nothing »

Le côté léger et mélancolique rend le refrain encore plus décrissant, surtout quand on sait comment toute cette histoire s’est terminée.

Sinon, le refrain de La nuit est une panthère est probablement la ligne qui m’est le plus resté dans la tête cette année. Chaque fois ça me fait penser à ma blonde pis ça me rend amoureux.

« Une panthère dans la chambre
Devant la caméra, tu danses
Qu’est-ce que je ferais pas pour avoir la chance
De gagner mon passeport entre tes jambes »

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