Bye bye métal : Slayer annonce sa tournée d’adieu

Les géants du métal ne sont pas éternels après tout.

Les vrais amateurs de musique métal vous le diront: on juge souvent les autres à leur appréciation du légendaire groupe américain Slayer, le paradigme de violence auditive qui a défini une génération.

C’est depuis le lancement de leur premier album Show No Mercy, en 1983 que Tom Araya et sa bande terrorisent les bien-pensants et conquièrent le coeur des laissés pour compte avec leur univers ultraviolent et démoniaque. Leur musique offre un savant mélange de rage, de maîtrise technique et de fiabilité qui a fait leur renommée.

Parce qu’on s’entend, Slayer offre un peu toujours la même chose d’album en album. Une variation sur le même thème, si vous voulez. Parfois, c’est un peu plus dark, ambiant et mélodique:

Et parfois ça rock juste à s’en arracher la tête de sur les épaules:

Mais ils ont toujours le bouton «rage» collé dans le tapis peu importe la direction qu’ils décident de prendre. Quand on écoute du Slayer, faut que tu t’attendes à quatre choses:

1 – Entendre Tom Araya s’époumonner pendant 28 à 42 minutes de son beugle caractéristique.

2- Que le tempo des chansons aille ben, ben, benbenben vite.

3 – Qu’il y aille des solos de guitare intenses et compliqués.

4- Avoir une vague envie de tout démolir qui grime en soi, au fur et à mesure que l’album progresse.

Bref, c’est le genre de musique qu’on peut pas écouter à moitié. Faut s’immerser totalement dans leur vision apocalyptique, sinon y’a pas vraiment d’attrait. Ça s’écoute mal en soupant avec des amis, par exemple.

Le groupe a annoncé cette semaine leur grande tournée d’adieu en compagnie de Lamb of God, Anthrax, Behemoth (t’sé le band qui joue toujours en première partie de ton band préféré au Métropolis?) et Testament. La tournée ne s’arrête pas à Montréal, mais bien à Laval pour un concert à la Place Bell, le 30 Mai prochain. C’est sûr que je vais y être et que je vais arriver tout décrissé au bureau le lendemain, parce que trois de mes cinq bands préférés sont sur le bill.

Comment l’histoire se rappellera-t-elle de Slayer?

Comme le groupe le plus hard, intense et surtout intègre que la musique métal ait connu. Comme les compositeurs de la toune d’angoisse #1 d’une génération de métalleux Raining Blood. Comme étant ceux qui ont prouvé que c’était possible d’avoir des cheveux gris et de ne pas ramollir (peu importe ce que ta fille pré-ado en pense):

(Traduction libre: Tu pourrais être dans Slayer et ta fille pré-ado trouverait encore que t’es poche.)

C’est triste de les voir tirer leur révérence, mais j’aime mieux les voir partir en pleine possession de leurs moyens que de les voir sortir des albums de marde parce que ça ne leur tente plus.

Chapeau Slayer!

Votre musique vivra éternellement!

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