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The National : 5 choses auxquelles j’ai pensé en écoutant leur nouvel album

Notre collaborateur a écouté « I Am Easy To Find » qui sortait aujourd'hui

2019 marque la fin d’une décennie, mais aussi la naissance d’un 8e album de The National, I Am Easy To Find, pour clore celle-ci. Un groupe qui m’accompagne depuis mes 18 ans à travers plusieurs moments importants de ma vie.

Je me rappelle avoir vu le quintette au Main Hall en 2006 en première partie (!) de The Cloud Room (qui?). Je venais tout juste d’emménager en ville et le feu Mirror suggérait aux fans d’Interpol et Radiohead d’y assister. Exactement ce dont j’avais de besoin pour me remonter le moral après avoir poché une audition pour Vj Recherché à MusiquePlus.

Le soir venu, le groupe m’intimidait pas mal. Je croyais assister à une session de jam band de professeurs de littérature de McGill. Sirotant son vin rouge en chantant All the wine, Matt Berninger avait un magnétisme déjà trop grand pour le p’tit loft du Mile-End.

Fast-forward 14 ans plus tard, le groupe a gagné un Grammy et a même joué devant 25 000 personnes lors d’un événement pour Barack Obama. Pour leur 8e album qui sort aujourd’hui, ils ont décidé de faire place à plus de collaborateurs comme le réalisateur Mike Mills (20th Century Women) et Gail Ann Dorsey, choriste pour David Bowie.

Voici donc 5 choses auxquelles j’ai pensé en écoutant I Am Easy To Find.

1 – Les voix féminines en premier plan sur plusieurs chansons m’ont agréablement surpris! En effet, le contraste entre celle baryton et ténébreuse de Berninger et celle remplie de sagesse et de lumière de Gail Ann Dorsey sur You Had Your Soul With You m’a étrangement rappelé Don’t Give Up de Peter Gabriel et Kate Bush.

2 – Je n’ai pas arrêté de penser à The O.C. et sa bande sonore indie pop du début des années 2000. Une chanson comme Light Years aurait été parfaite pour (spoiler alert) la scène de car crash mortel de Marissa.

3 – Mes REER! En effet, je me rappelle lorsque j’avais 18 ans, j’écoutais Alligator leur 3e album et le mot REER n’était pas encore dans mon vocabulaire. À 23 ans, leur album High Violet était en rotation fréquente lors de mes déplacements vers mon emploi à la Banque Nationale. Juste l’idée de choisir les bons placements et risquer de tout perdre m’angoissait. Maintenant à 31 ans, leur nouvel album me rend serein et me fait oublier pour un instant qu’en tant que millénial je vais probablement devoir travailler encore à 70 ans. En espérant avoir un nouvel album du groupe pour mes déplacements quotidiens.

4 – Mon premier iPod acheté avec mes pourboires de wrapper du Métro. J’avais téléchargé. Alligator sur Limewire et classé les mp3 sous le nom d’artiste : The National Alligator. Je n’avais pas compris que j’étais dans le champ. Moi qui croyais que c’était un hommage à feu Steve Irwin… La mélodie relaxe du piano sur Hairpin Turns évoque celle sur Secret Meeting.

5 – Le court-métrage I Am Easy To Find de Mike Mills mettant en vedette Alicia Vikander. Mills s’est inspiré de démos du groupe pour concevoir un film touchant qui raconte l’arc émotionnel de la vie d’une femme de la naissance à la mort en 150 moments isolés. « J’aime les biographies », a-t-il déclaré. « J’aime traiter de gros problèmes en très peu de temps, ce qui se passe lorsque l’on compresse une vie comme celle-là me fascine. »

Bon, le temps est venu d’aller dépoussiérer mon iPod et d’ajouter l’album!

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