Disgraceland Podcast

Trois suggestions pour élargir sa culture musicale sans écouter une seule chanson

Dont un podcast qui raconte la mort de GG Allin

J’ai une grande peur dans la vie, celle de devenir l’une de ces personnes qui ont peur du changement. Qui trouve que toute était don’ ben mieux dans le temps.

Ça s’applique à pas mal de sphères de la vie, mais ici je vais surtout parler de musique. J’ai pas envie dans 10 ans d’être encore en train d’écouter L’étoile thoracique de Klô Pelgag ou Darlène d’Hubert Lenoir pis de cracher sur ce que feront les jeunes de 2028.

Je trouve que la meilleure façon de pas être pogné dans ce genre de pattern, c’est de rester informé. J’ai donc recensé 3 trucs parus dans l’actualité pour élargir ses horizons musicaux.

La chronique « Les femmes journalistes musicales en 2018 : toujours rarissimes » d’On dira ce qu’on voudra

Les femmes ont une voix particulière et importante quand vient le temps de parler de musique, mais elles restent minoritaires dans le domaine. L’équipe d’On dira ce qu’on voudra a discuté de Night Moves, le dernier livre de la journaliste musicale Jessica Hopper (Pitchfork, Vanity Fair, Rolling Stone, entre autres), qui aborde le sujet.

Sur les raisons derrière le peu de femmes en journalisme musical, elle amène la discussion sur un point que j’ai trouvé assez frappant, et toujours très d’actualité : « les femmes journalistes rock sont rapidement discréditées comme étant des « fangirls », des groupies, alors que l’obsession d’un homme pour un musicien rock est perçue comme normale, voire désirable. » Je vous laisse débattre là-dessus dans les commentaires.

L’article « Why So Many Hip-Hop Producers Are Putting Business Before Beats » paru chez Pitchfork

Cherie Hu se penche ici sur le monde du hip-hop et pourquoi on y préfère souvent le cash rapide plutôt que les investissements à long terme. C’est une lecture intéressante autant pour les fans du genre que pour les curieux qui aimeraient en savoir plus sur cet univers, au-delà des idées préconçues qu’on pourrait avoir.

Les producers se ramassent souvent à être peu ou pas payé pour les projets auxquels ils collaborent. On parle notamment de DJ Burn One, qui a participé au premier mixtape d’A$AP Rocky en 2011, LIVELOVEA$AP, et qui n’a toujours pas été rémunéré pour son travail, même si le rappeur fait encore tourner les chansons en question.

L’épisode « GG Allin: Live Fast, Die » du podcast Disgraceland

Le podcast Disgraceland raconte les histoires les plus sordides du milieu de la musique. Meurtres, viols, drogues, crimes en tout genre, commis par des musicien.nes connu.es. En l’écoutant chaque semaine, on s’endurcit assez vite, mais l’épisode sur GG Allin a tout de même réussi à me sortir de ma zone de confort.

C’est une plongée dans le New York du début des années 1990 où GG régnait en maître sur ses fans avec des performances next level où le sang, la merde, le punk et la violence se côtoyaient. Disgraceland raconte les derniers jours de la vie du musicien et met en perspective son impact sur la communauté qui le suivait. C’est assez dépaysant merci. En bonus, une entrevue avec le roi des club kids, Michael Alig qui était sur un plateau avec GG quelques jours avant sa mort.

Du même auteur

Vous n'allez pas rester là sans rien dire ?
Faites-vous entendre...

mode_comment Afficher les commentaires keyboard_arrow_down keyboard_arrow_up