Une prière pour les 20 ans de « Ray of Light » de Madonna

Les dieux de la nostalgie ont été cléments.

En tant que jeune X slash vieille Y, j’ai typiquement l’impression que 1998, c’est il y a dix ans. Je n’arrive pas à concevoir qu’un être humain ait eu le temps de naître, de grandir et de payer des impôts dans ce laps de temps.

C’est donc pas étonnant que j’aie fait un méga-saut en apprenant que l’album Ray of Light de Madonna avait fêté ses 20 ans le 3 mars dernier.

Ben oui, vous. Voilà ainsi 20 ans que Madonna, inspirée par la naissance de sa fille Lourdes, ses cours de chants pour Evita et ses études de l’hindouisme et de la Kabbalah, nous a droppé un album mystico-electronica, question de nous faire part de son illumination.

De cet album, on retient principalement deux méga succès.

Frozen:

Une inquiétante pièce où une Madonna gothique nous montre à quel point elle a travaillé sa voix. C’est un peu ce qu’elle voulait faire sur cet album, apparemment. À travers ses études spirituelles, elle a réalisé qu’une dimension complète de sa voix n’avait pas été utilisée encore. Un peu comme trouver un billet de 50$ dans une poche de shorts en jeans qu’on ressort au printemps. Mais qui enrichit l’ÂME.

On a aussi eu droit à Ray of Light:

Du super pop dance electronica joyeux qui fait sautiller sur place, avec les petits accords de guitare électrique au début. La réécouter pour les besoins de cet article m’a d’ailleurs inspirée à l’ajouter à ma playliste de musique pour faire le ménage (et par ménage, je veux dire danser dans mon salon avec le manche du Swiffer comme micro imaginaire).

La pièce a eu tellement de succès qu’un groupe de dudes l’a reprise pour lui enlever toute essence de joie, et en faire un genre de purée beige pour les oreilles.

En fin de compte, l’album aura eu un succès mondial, accumulant honneurs et prix (dont 4 Grammy) tout en amenant le style de musique electronica en plein dedans la culture populaire. C’est d’ailleurs devenu la marque de commerce de la démarche de Madonna : amener au grand jour des styles plutôt underground, avec toutes les réactions et opinions que ça implique.

En ce qui me concerne, je venais tout juste d’avoir 18 ans quand l’album est sorti. La guerre faisait rage au Kosovo et ça me mettait dans un état anxieux où je me demandais sincèrement si ce conflit ne signifiait pas la fin du monde tel qu’on le connaissait. Au milieu des Britney et Backstreet Boys qui satisfaisaient un public beaucoup plus jeune, j’avais du mal à trouver de la musique pop le fun. Ray of Light est arrivé dans ma vie pour me faire danser et me donner une bonne leçon sur le renouvellement artistique.

Oh et avant de quitter, je m’en voudrais de ne pas imprimer dans votre cerveau à jamais ce vidéo de Madonna qui joue sa toune à Oprah.

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