Urbania

URBANIA débusque l'incongru, magnifie l'ordinaire et porte son regard au-delà des lieux communs et des sujets galvaudés. Avec un sourire en coin.

    Coin Saint-Laurent / Ste-Catherine

    Du red light au red carpet : c’est le projet que Montréal caresse pour sa chère rue Saint-Laurent. Repère des danseuses de cabaret et des truands, on veut en faire la plaque tournante du milieu culturel. Mais les subventions, les pelletées de terre et la bonne volonté réussiront-elles vraiment à donner un nouveau visage au coin de rue le plus dépravé de Montréal?

    Le Ritz-Carlton – Dr Adrian Waller, journaliste

    Dans son livre No Ordinary Hotel, Adrian Waller retrace l’histoire du Ritz-Carlton, joyau du Golden Square Mile. Urbania a rencontré le journaliste afin de potiner un peu sur ce qui a poussé 6 joyeux et richissimes industriels montréalais à vouloir construire ce qui allait devenir le plus somptueux hôtel de la métropole.

    Le Ritz-Carlton – Le gérant des banquets

    Depuis 27 ans, Monsieur Payant met ses talents d’organisateur et son petit côté paternaliste au service des couples qui convolent en justes noces au Ritz-Carlton. Il veille à ce que tout soit parfait lors du grand jour. Que ce soit la coiffure de la mariée, la démarche de celle-ci lorsqu’elle fera son entrée ou la propreté des nappes, rien n’échappe à son œil d’expert.

    Le Ritz-Carlton – Mrs Todd

    L’histoire de Madame Todd et celle du Ritz semblent être liées. Née la même année que celle de l’ouverture officielle de l’hôtel, la sympathique Rosanna prévoyait finir ses jours dans une des prestigieuses suites de l’endroit. Décédée le 14 mars 2009 aux Bahamas, sa prédiction ne s’est pas concrétisée. Mais il y a fort à parier que le fantôme de la grande dame reviendra bientôt hanter les salons de thé du Ritz.

    Le Ritz-Carlton – M. et Mme Battah, clients

    La mission du Ritz-Carlton : faire en sorte qu’on s’y sente encore plus chez-soi que dans sa propre maison. Selon Mme Battah, cliente satisfaite, qu’on s’appelle Élizabeth II, reine d’Angleterre, ou Monsieur Cousineau, retraité en vacances, l’hôtel traite tout le monde avec la même attention.

    Le Ritz-Carlton en chiffres

    Mettons qu’on fait les fous et qu’on décide de se gâter : on va vivre pendant un an dans la suite royale du Ritz. Ça nous coûterait seulement 1 642 500 beaux dollars, soit un peu plus que les 1,6 millions demandés par la ville de Saguenay en 2006 pour la construction de loyers à prix modique.

    Le Ritz-Carlton

    On aurait à peine le budget pour aller y prendre le Four o’clock tea, mais qu’à cela ne tienne, il est toujours plaisant de se faire croire pendant quelques instants qu’on fait partie de la haute. Urbania est allé faire de l’œil aux riches héritières et aux magnats de la bourse qui séjournent au Ritz-Carlton. On a réussi à ramener des savons à l’effigie de l’hôtel en souvenir, à défaut d’un numéro de téléphone…

    Le Mont-Royal

    Le mont Royal, c’est à la fois le poumon de la ville et son cœur. Lieu de culte, de détente et d’échanges (dont on ne qualifiera pas la nature), la montagne est si populaire, elle mérite sans contredit d’avoir un nom aussi princier. Le premier rendu au top, ce sera lui le roi, et pas le droit de prendre les raccourcis.

    Le mont Royal en chiffres

    Le Mont-Royal c’est, entre autres, un total de 115 000 arbres. Avez-vous déjà pensé à la partie de cache-cache géante qu’on pourrait s’y organiser?

    Le Mont-Royal – Vox pop sur la montagne

    Et vous, pourquoi vous aimez vous rendre au mont Royal? Pour la vue que vous avez du belvédère, pour respirer l'air (presque) pur, pour admirer les goélands qui picossent autour du lac aux Castors, pour les tam-tam ou pour vous adonner à des activités illicites comme… cueillir des champignons sauvages?!

    Le Mont-Royal – Les amis de la montagne

    Le soleil se lève tranquillement sur le Mont-Royal. Alors que les derniers fêtards finissent leur « quille » de Labatt, Martin Dubé, bénévole des Amis de la montagne, s’affaire déjà à nettoyer les lieux. Des corps morts, il en ramasse de toutes les sortes, et on ne parle pas juste de cadavres de bouteilles…

    Le Mont-Royal – Les guerriers de la montagne

    Ils sont plus de 120 preux chevaliers à se réunir tous les dimanches sur la montagne. Urbania a affronté les géants et les loups-garous et a filmé pour vous les guerriers en pleine action. Un extrait qu’on croirait sorti tout droit du film Gladiator, mais avec des effets spéciaux encore plus impressionnants.

    Le Mont-Royal – Au sommet

    Inauguré en 1876, le parc du mont Royal est l’œuvre du concepteur qui a également imaginé Central Park, Frederick Law Olmsted. Si vous êtes capable de dire ce nom-là trois fois de suite sans vous enfarger la langue, on vous donne un prix : une belle épée en mousse.

    Le Mont-Royal – Les tams-tams

    Depuis 1979, chaque dimanche sur le mont Royal, au pied de la statue, ça danse, ça chante, ça tam-tam et ça sent le patchouli. Dire que le générique d’ouverture de Watatatow a été tourné là, par un beau jour du Seigneur ensoleillé des années 90. Wow, que de souvenirs.

    Quartier de la fourrure

    Le Quartier de la Fourrure montréalais n’est plus ce qu’il était. Dans ses beaux jours, il employait plus de 6000 ouvriers; aujourd’hui, ils ne sont plus que 200. Les compagnies qui ont survécu à la déroute ont de la difficulté à recruter des jeunes pour prendre la relève. Pourtant, quel gars n’a jamais rêvé de devenir maître fourreur?

    Quartier de la fourrure en chiffres

    Question quiz : combien de boules à mites ça prendrait pour conserver les 75 000 manteaux qui ont été confectionnés dans le Quartier de la fourrure de Montréal depuis ses débuts?

    Quartier de la fourrure – Vox Pop

    Brigitte Bardot et Paul McCartney ont tous deux fait leur sortie publique contre la chasse aux bébés phoques; à votre tour maintenant de nous dire ce que vous pensez du braconnage des renards, des manteaux de vison des madames d’Outremont et de la culture du casque de poil.

    Quartier de la fourrure – Les frères Tzanidis

    Le marché de la fourrure montréalais appartient dorénavant aux Grecs, dans une proportion de 95%. Travailleurs acharnés et minutieux, les frères Tzanidis font partie de ce pourcentage.

    Quartier de la fourrure – Cyprien St-Jean, bloqueur

    Ça fait quoi un bloqueur de fourrures exactement? Ça reste encore un peu flou pour nous, mais on vous en présente un qui exerce le métier et qui est pas mal sympathique. Grâce à lui, vous apprendrez au moins une chose : les fourrures, c’est comme les femmes. Pourquoi? Ah ça, faut écouter le clip…

    Quartier de la fourrure – Danielle Bernard, brodeuse

    Danielle Bernard nous parle des déboires qu’a connus le Quartier de la Fourrure au cours des dernières années. Disons quil y en a coulé de l’eau sous le pont Champlain depuis que l’explorateur qui lui a donné son nom a découvert la région; la fourrure n’a plus la popularité qu’elle avait à l’époque… Vivement le retour du troc et des coureurs des bois.